Il est poète, funambule hasardeux de ses rimes.

Il marche sur le fil à pas comptés, en énigme.

Avec au ciel, oublieux de lui-même,

Au-dessus de sa tête, un diadème.

Si le délire s’empare de ses dialogues,

L’inconnu du vide se fera épilogue.

Dieu lui a donné des ailes de géant

Pour naviguer à l’infini dans le néant.

En rapporter la prose divine qui grince sur le papier

En y laissant l’empreinte de sa destinée.

Il est troubadour et chante la vie oubliée.

Il est acrobate sur des chemins parsemés

De métaphores, pendu au gibet de l’écriture

Qui l’étrangle de ses mots fioritures.

Il regarde l’abîme sous ses pas

Et dans un cri, il ouvre les bras,

Comme un oiseau qui s’envole et se débat.

Un virtuose de l’âme meurt tout bas…

(c)Valéri@ne