Réunion aujourd’hui au ministère de l’Éducation
Le bras de fer opposant le Conseil national des enseignants contractuels (Cnec) au ministère de l’Education nationale est en voie de règlement définitif.



Le secrétaire général du ministère, Boubekeur Khaldi, a adressé hier une correspondance aux enseignants contractuels les invitant au dialogue.

«Oui, nous avons reçu une invitation officielle de la part du SG du ministère de l’Education afin de nous rendre aujourd’hui à 13h au siège du ministère», nous a confié hier la porte-parole du Cnec, Meriem Maâlouf.
Et notre interlocutrice d’expliquer qu’une réunion regroupant les contractuels des quatre coins du pays devait se tenir hier pour désigner la délégation qui devrait prendre part à cette rencontre.
Selon la même responsable, l’initiative de la tutelle est des plus louables qui intervient à quelques jours de la rentrée scolaire, le 13 septembre prochain.

«Il va sans dire que cette démarche réjouira les contractuels et mettra vraisemblablement fin à leur inquiétude quant à leur avenir dans le corps enseignant », a-t-elle dit.

«J’espère que cette initiative aura pour effet de mettre le fin à la situation de précarité accentuée par le marginalisation dont souffrent les contractuels depuis très longtemps.
Il est inutile de dire que la majorité des contractuels exercent dans le corps enseignants depuis 17 ans», ajoute notre interlocutrice.


Il convient de souligner à titre de rappel que le Conseil national des enseignants contractuels, pour faire aboutir ses revendications a initié une série d’actions, entre autres des sit-in et autres rassemblements devant et la chefferie du gouvernement et le ministère de l’Education, mais aussi devant la présidence de la République. En vain. Toutes ces actions ont été empêchées par la force publique.

Et ce n’est pas tout, le secrétaire général du ministère de l’Education, Boubakeur Khaldi, lors d’une conférence de presse n’a pas omis de brandir l’éternel argument de la main étrangère dans cette affaire.

Pour lui, aucune ombre d’un doute. Les grévistes sont manipulés. Par qui ?
« Les Syndicats aussi bien nationaux qu’internationaux », a-t-il averti.

Ayant eu vent de ces déclarations, les grévistes n’ont pas mis beaucoup de temps pour lui répondre : « Ni manipulation ni ingérence.
Il n’y a qu’un seul porte-parole des grévistes : le Cnec », disaient-ils. La polémique s’est, dès lors, installée.
Au moment où celle-ci battait son plein, les 55 enseignants grévistes agonisaient. « Nous avons décidé de suspendre notre mouvement de grève», avait annoncé Mariem Maâlouf.

« Nous ne voulions pas qu’il y ait mort d’hommes », a-t-elle justifié. Avant de préciser qu’il s’agit uniquement d’une suspension et non d’un arrêt définitif.

« Nous comptons reprendre notre action pour après le Ramadhan, si aucune mesure n’est décidée en notre faveur.
Et maintenant que la voie du dialogue semble être retrouvée, tout porte à croire que les enseignants contractuels et la tutelle trouveront, à la faveur de cette rencontre une issue favorable qui arrangera les deux parties, et ce avant la prochaine rentrée scolaire qui se profile d’ores et déjà à l’horizon.

D’autant que celle-ci, à en croire les différents syndicats qui activent dans le secteur de l’Education, ne se présente point sous de bons auspices. Le ministère se doit de réagir pour éviter un déluge certain… c’est tout l’intérêt de l’initiative.

Amokrane Hamiche