..........je vous parlerai
d'une musique qui me prend le coeur
qui me fiche une nostalgie
à en perdre la tête et la raison
j'en revois mes années de galère
mes folies et mes déraisons
et pourtant
je l'écoute
je ne cesse de l'écouter
en boucle
et je pense à toi, ou toi ou encore toi
à mes étoiles filantes
comme à celles qui me portent
les autres qui me guident
ai je été une bonne mère
va donc savoir
parfois à en écouter mes oisillons
qui la ramènent en jouant aux grands
je me sens presqu'une moins que rien
et cette musique encore
toujours .......
tiens je m'arrête d'écrire
comme pour diriger un orchestre imaginaire
d'une main
puis des deux
mes yeux se voilent
85 .... si c'est loin tout de même
je crois qu'à l'heure de ma mort
je m'en souviendrai
mon coeur a battu la chamade
et en a décidé de sa vie
vingt ans après
sur une étincelle du passé
il s'est juré ,,, fidélité
et j'écoute écoute écoute
en ne cessant d'invoquer
mes fées, mes magiciennes
celles qui me font croire à ..
dieu sait quoi..
comment peut-on vivre
après une déchirure, un désastre
comment peut-on ... rien non rien
comment peut-on survivre
au désespoir
et rire et sourire et .....
... et ma voix flotte
comme l'archet sur les cordes
comme ce violon imaginaire
qui m'emportait enfant
dans une maison
dont je rêvais de murs faits
de partitions empilées
et je vois Médée, Norma
et j'invoque Ophélie la désespérée
soeur délirante et flottante
avoues moi comment tu as su échapper
à ces nimbes de ton désespoir
et toi Lucia qui ne voulut être qu'à un seul
avec la folie
pour seule compagne et amie ...............

amneris