Titre : Une plongée inoubliable
Écrit le 09.06.2008 

Pour Laurent Pinel, un Français de 31 ans, une simple plongée sous-marine en Indonésie s'est transformée en une dérive terrifiante en pleine mer, achevée sur une plage déserte peuplée par un varan carnivore rescapé des temps préhistoriques.

Quand il embarque jeudi matin à destination du parc de Komodo, un archipel d'îles sauvages aux fonds marins paradisiaques situé dans l'est du pays, le Parisien est loin d'imaginer qu'il ne sera de retour que trois jours plus tard.

Aucune raison alors de s'inquiéter: les touristes sont encadrés par un couple d'instructeurs chevronnés, Ernest Lewandowski et sa femme Kathleen Mitchinson, qui vivent sur place. Komodo est réputé pour ses bancs de coraux, ses raies mantas et ses requins baleine.

La première descente se passe bien et l'heure de la deuxième plongée arrive, dans l'après-midi. Laurent Pinel fait partie d'une palanquée de cinq plongeurs, menée par Mme Mitchinson, comprenant aussi deux Britanniques (un homme et une femme) et une Suédoise.

"C'était une plongée dans un courant, qu'on a suivi normalement", relate Laurent Pinel, qui a pris un congé sabbatique pour faire un tour du monde.

Les soucis surviennent au moment de refaire surface. "On est sorti un peu plus loin que prévu. Nous avons fait des signes au bateau, mais il ne nous voyait pas. On était pris par le courant".

Les cinq Européens constatent avec inquiétude que la distance qui les sépare de leur embarcation s'allonge. Ils se retrouvent en pleine mer, palmes aux pieds, leur bouteille de plongée dans le dos, leur gilet de stabilisation gonflé afin de mieux flotter.

Une longue dérive débute, sous le soleil équatorial brûlant.

"On a essayé de se rapprocher d'îles que l'on voyait au loin. On essayait de rejoindre les plages mais à chaque fois on était repoussé. On passait île après île", décrit le Français.

La touriste suédoise a le mal de mer et la situation du groupe apparaît de plus en plus précaire. Le parc national de Komodo couvre des dizaines de milliers d'hectares et les moyens aériens pour le survoler sont quasiment inexistants.

"A un moment on a abandonné l'idée (de rejoindre une île)", poursuit Laurent Pinel. "On a rencontré un tronc, on s'y est accroché". Les membres du groupe décident de s'attacher mutuellement en reliant ensemble leurs gilets de plongée.

La nuit tombe et le trentenaire admet que l'idée de mourir "(leur) a traversé l'esprit". Mais, affirme-t-il, "on a tous été solidaires".

"Il devait être 22H30, nous avons cru voir une dernière île. Il n'y avait pas de lune. On a décidé d'y aller avec nos dernières forces. Si on avait continué (à dériver), c'était l'océan. (..) On a atterri sur une plage avec des cailloux et de chaque côté une falaise. On était fatigué pour ne pas dire épuisé. Tout le monde avait des crampes".

Ils ignorent alors qu'ils se trouvent sur la côte sud de Rinca, une île très aride servant de réserve naturelle pour les dragons de Komodo, les plus gros varans du monde, capables d'assommer d'un coup de queue une chèvre et de dévorer des buffles d'eau.

Ils vont y passer le reste de la nuit, la journée du vendredi et la nuit menant à samedi. "On n'a pas bu. On a mangé des espèces de moules arrachées aux rochers", explique le Français. "On a essayé de mettre tout ce qu'on avait de visible sur la plage (pour être repérés)".

"Un dragon de Komodo est venu se frotter à nous. Il s'est pris des pierres", raconte-t-il aussi. Samedi matin, après 40 heures de calvaire, un bateau les aperçoit enfin.

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Titre : Incendie de tribune
Écrit le 09.06.2008

Le ministère néerlandais de la Santé a lancé une mise en garde aux supporters de l'équipe nationale contre le port de perruques qui risqueraient de prendre feu.

L'autorité sanitaire des Pays-Bas a conclu, après des études, qu'environ 30% des perruques et boas orange pouvaient facilement s'enflammer au contact d'une cigarette ou d'un briquet.

La police néerlandaise prévoit qu'environ 30.000 supporters néerlandais se rendront en Suisse pour l'Euro. Les Pays-Bas sont dans le groupe de la France, avec l'Italie et la Roumanie.

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Titre : Poubelle coriace
Écrit le 06.06.2008 

La Suisse va mettre en place des poubelles "anti-ours" dans les régions de montagne pour ne pas attirer les plantigrades au milieu des villages, a annoncé jeudi le Fonds mondial pour la nature (WWF).

Cette décision fait suite à la mort d'un ours, abattu à la mi-avril par les gardes-chasse dans le canton alpin des Grisons (est) après s'être approché trop près des zones habitées en quête de nourriture.

Les nouvelles poubelles sont similaires à n'importe quel conteneur en plastique dur pour les ordures domestiques que les riverains sortent sur leur pas de porte. Leur particularité est d'être équipées d'un verrouillage spécial que les quadrupèdes ne peuvent déjouer.

Des tests effectués dans un parc animalier du centre du pays se sont avérés concluants, a indiqué le WWF.

Pendant dix jours, deux conteneurs ont été testés dans l'enclos des ours. Pour les plantigrades, la tentation était grande: les poubelles étaient remplies de miel, de poisson, de viande et autres gâteries. Mais les attaques répétées des ours sont restées vaines, aucun d'entre eux n'ayant réussi à forcer les conteneurs.

Les premières poubelles de ce type seront distribuées dans les Grisons et en Italie au cours des quatre à six prochaines semaines, selon le WWF.

Un autre ours s'est installé aux Grisons, le mâle MJ4, qui est le demi-frère de JJ3, l'ours abattu en avril. Cet animal, venu d'Italie, était le premier ours repéré sur le territoire suisse depuis un siècle.


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Titre : Il aime les nains
Écrit le 06.06.2008

Un voleur de nains de jardin, soupçonné de vouloir décorer à bon compte les pelouses entourant sa demeure, a été démasqué par les gendarmes dans la commune du Russey (Doubs), a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Le voleur présumé est un retraité de 65 ans soupçonné de s'être approprié six nains dans les jardins de ses voisins et d'avoir pris soin de les repeindre avant de les placer sur son terrain pour éviter qu'on ne les reconnaisse trop rapidement. Par la même occasion, il se serait fourni indûment en vasques.

L'homme a nié en bloc ces accusations, assurant qu'il avait acheté les pièces "à une personne dont il ignore le nom". Un précédent a toutefois entamé sa crédibilité et joué en sa défaveur: il avait déjà comparu quelques mois plus tôt devant le tribunal pour des vols identiques commis dans le même secteur, échappant toutefois à une condamnation.

A cause de cette "réitération" présumée, le retraité a passé 24 heures en garde à vue chez les gendarmes. Il a reçu une convocation au tribunal de Montbéliard pour le 8 septembre.


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Titre : C'est plus rapide !
Écrit le 09.06.2008

Lorsqu'ils ont vu apparaître sur les caméras de vidéo-surveillance la silhouette d'un vélo circulant sur la bande d'arrêt d'urgence, les patrouilleurs de l'autoroute A7, pourtant habitués à l'insolite, ont eu froid dans le dos samedi matin. Le jour se levait à peine, mais ils ne rêvaient pas: une cycliste empruntait bel et bien l'autoroute du soleil, l'une des plus fréquentées d'Europe, sur son vélo.

Interceptée un peu avant Montélimar par les patrouilleurs et les gendarmes du peloton autoroutier de Malataverne (Drome), qui lui ont sans nul doute sauvé la vie, la cycliste de 44 ans, a réussi tout de même à parcourir trois kilomètres, a-t-on appris auprès de la gendarmerie.

Elle a expliqué aux gendarmes que partie en promenade vers le Sud, elle rentrait chez elle dans l'Isère. Un automobiliste l'avait prise en stop à Pierrelatte avec son vélo, puis l'avait déposée sur l'aire de repos de Montélimar. Après avoir dormi un peu, s'être restaurée, elle avait décidé de repartir vers le Nord... sur son vélo et sur l'autoroute pour rejoindre la gare SNCF la plus proche.

Par chance, la circulation n'était pas très dense samedi matin, ce qui lui a sans doute sauvé la vie puisque les services de sécurité estiment à environ 30 minutes les chances de survie d'un piéton sur l'autoroute. L'imprudente s'est néanmoins vue dresser un PV de 22 euros pour "conduite d'un véhicule non autorisé" sur autoroute.
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BISOUS et bonne semaine