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Titre : Message in a bottle
Écrit le 05.04.2008 

Le groupe de rock Police l'a chanté, l'Histoire a fait le reste: le "Message in a bottle" enterré par un sous-officier américain en 1918 et retrouvé lors de fouilles archéologiques en 2004 à Messein (Meurthe-et-Moselle) a été communiqué à sa famille, au Texas, 90 ans plus tard.

A l'origine de cette belle fable, "Tante Pete", d'Oklahoma City, envoie le 15 février 1918 une missive à son neveu, le sergent Morres Vickers Liepman, mobilisé dans l'Est de la France pour la Première guerre mondiale.

"En fait, la tante Pete s'appelait Luna. Mais il était très courant pour une fille à cette époque-là de porter un surnom de garçon", explique Cecil-Joseph (C.J.) Liepman, le petit-fils du sergent, dans un entretien téléphonique au Texas avec l'AFP.

Luna narre au militaire les vicissitudes que la guerre inflige à une femme aisée: il est "presque impossible d'obtenir de l'aide domestique de quiconque" et "ceux que l'on peut encore embaucher risquent d'être enrôlés à tout moment", "tout un tas de noirs (devant) partir demain", observe-t-elle.

"Tante Pete" regrette aussi la censure qui conduit l'armée à découper les lettres de son neveu. Elle lui raconte enfin les chaussettes qu'elle tricote ou encore les progrès du petit Louis en français.

La missive se révèle finalement très banale. Sa destinée l'est bien moins. Roulée dans une bouteille de bière solidement refermée puis enterrée, elle va sommeiller paisiblement durant 86 ans. Des fouilles préventives menées sur le site de Messein la feront ressurgir en avril 2004.

"Ca s'est passé par un matin brumeux de printemps lorrain", se souvient Marilyne Prévot, archéologue à l'Institut national de recherches archéologiques préventives. "J'ai d'abord cru que c'était une blague", convient-elle.

Rapidement, la bouteille est époussetée, son goulot brisé et la lettre, "en parfait état", sortie et lue, selon Mme Prévot. "On était comme des gamins. Même si notre quotidien est de retrouver des vestiges du passé, là c'était inédit."

Les quatre feuillets de "Tante Pete" sont envoyés pour restauration aux Archives nationales. L'histoire est finalement rendue publique quatre ans plus tard, le 6 février dernier. Un quotidien britannique reprend l'histoire. Le web s'en saisit. Et les petits-enfants du sergent Liepman sont rapidement retrouvés.

On apprend alors que le sous-officier, démobilisé en 1919, avait des talents d'artiste, qu'il s'est de nouveau engagé pour la Seconde guerre mondiale et qu'il est mort à 84 ans à Fort Worth (Texas) en 1980.

"Mon grand-père ne parlait pas beaucoup de son expérience de guerre. Cette histoire nous l'a fait connaître. On a ainsi su qu'il se trouvait dans la même division que le futur président (Harry) Truman", se réjouit son petit-fils C.J. Liepman.

"Pour cela, sa famille est heureuse qu'il ait enterré la bouteille", poursuit-il, ajoutant: "J'espère qu'il a aussi apprécié la bière!"

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Titre : Refus du progrès
Écrit le 06.04.2008
Un couple de troglodytes allemands qui vivait en autarcie depuis 25 ans dans des grottes du sud de la Corse, a été expulsé pour permettre à la propriétaire du terrain de récupérer son bien, actuellement inconstructible.

La menace d'expulsion qui pesait depuis des mois sur Reinhart Treder, 66 ans et sa compagne Michaëla, installés à Pianottoli-Caldarello, à une quinzaine de km de Bonifacio, avait été amplement médiatisée en Allemagne et en Corse.

Depuis son installation dans l'île, ce couple d'un autre temps et hors du monde, résolument hostile au progrès, refuse les machines et vit comme au XIXe siècle: pas de commodités, pas de télévision ni d'électricité. La lumière est fournie par des lampes à pétrole et des bougies qu'il fabrique.

"Vendredi à O6h30 les gendarmes sont arrivés avec un huissier et des amis de la propriétaire équipés d'un bulldozer et de masses; ils nous ont laissé un peu de temps pour prendre quelques affaires et ont tout détruit", raconte Reinhart à l'AFP.

"Je ne comprends rien à cette femme, elle dit que son terrain est nu et elle fait détruire les cabanes que nous avions montées; je ne comprends pas non plus pourquoi les gendarmes ont protégé les destructeurs, laissé faire ce vandalisme mais interdit à nos amis et à la presse de pénétrer sur le terrain", ajoute-t-il.

Le sol est jonché d'éclats de verre. Tout ce que les deux troglodytes n'ont pas pu prendre ou ont oublié: baignoire, guitares... a été consciencieusement écrasé à la masse afin, visiblement, que rien ne puisse être récupéré.

Bertrand D'Ortoli, un avocat qui tente de les aider s'étonne: "j'avais déposé un recours devant un juge de Sartène; j'en avais informé le sous-préfet par téléphone et par voie d'huissier; il m'avait affirmé ne pas vouloir +pousser les feux+ et voilà que sans attendre la décision du juge, il ordonne l'expulsion".

"Tout cela s'est fait dans une extrême brutalité, avec une main de fer, contre de pauvres gens alors que la justice fait preuve de beaucoup plus de mansuétude quand il s'agit de gens fortunés", ajoute-t-il en annonçant le dépôt d'un "recours indemnitaire" en faveur des deux expulsés.

Reinhart Treder est arrivé à Pianottoli-Caldarello en novembre 1982. Il dort quelques temps dans des ruines avant d'être pris en sympathie par un paysan, Simon, qui le laisse s'installer sur un de ses terrains, une colline parsemée de grottes et d'abris formées par de gros rochers.

Avec sa compagne, il débroussaille le maquis, plante, cultive, élève quelques animaux et fait du troc avec ses voisins auxquels il donne un coup de main pour les récoltes et les gros travaux.

A la mort du propriétaire auquel il verse un petit loyer, les héritiers décident de les laisser tranquilles, avant de tenter de les chasser.

Leur bail verbal est ignoré des juges. Ils sont condamnés par toutes les instances mais, persuadés de leur bon droit, ils ne songent pas à contester les jugements.

Dépourvus de tout, ils n'ont rien pour vivre. La Mutualité sociale agricole a refusé de les affilier jugeant leur exploitation trop petite et les services sociaux leur refusent le RMI au motif qu'ils sont agriculteurs.

"Je retournerai sur cette colline, je n'ai nulle part d'autre où aller", affirme Reinhart qui campe depuis vendredi sur la parcelle de terre d'un ami.

"Pourquoi un tel acharnement, ce terrain est situé dans le couloir d'atterrissage de l'aéroport de Figari, il est en principe définitivement inconstructible", s'interroge Me D'Ortoli.
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Titre : Chapelle à vendre
Écrit le 05.04.2008
"Chapelle du 18e siècle à vendre, pas de livraison": la paroisse du petit village autrichien de Hof en Styrie (sud) a mis à prix son église pour 1.000 euros sur le site d'enchères eBay, à l'insu de son prêtre, pour financer la construction d'un nouvel édifice.

"La paroisse construit une nouvelle chapelle et vend donc l'actuelle, du 18e siècle et rénovée en 1960", peut-on lire sur le site internet d'enchères.

La chapelle, promise à la démolition en raison de l'élargissement d'une route, est vendue sans cloche ni mobilier mais avec ses fenêtres en verre soufflé.

"C'est une idée venue spontanément, il faut essayer", a affirmé Walter Leitgeb, le responsable paroissial à l'agence de presse autrichienne APA.

Pris au dépourvu, le curé, Georg Stoff, parle lui d'un "poisson d'avril".

Les intéressés, peu nombreux jusqu'à présent, ont jusqu'à dimanche pour faire leurs propositions.
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BONNE SEMAINE!

BISOUS