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September 3rd, 2007

De la garantie de résultat

Pour les agences de communication online, l'optimisation quasiment en temps réel des campagnes de liens sponsorisés est un argument de taille.

Contrairement au papier, une campagne en ligne permet de suivre en direct les retombées de la campagne et, à court terme, de l'optimiser, via des outils de tracking et d'optimisation (et les compétences d'un traffic manager qualifié sans lequel ces outils ne sont rien de plus que des outils statistiques).

Grâce à ces outils, il est possible, notamment, de connaître les retombées financières d'une campagne. Les connaître, les anticiper et les reproduire, à terme.

Du coup, les annonceurs deviennent exigeants et certains, parfois, ont du mal à comprendre que même en ayant déjà travaillé sur un produit similaire, il est difficile de garantir un résultat avant le commencement d'une campagne de liens sponsorisés.

En effet, outre le fait que les outils de tracking ont besoin d'emmagaziner des données statistiques avant de reproduire un schéma stratégique qui permet de garantir un retour sur investissement, de nombreux autres critères entrent en compte, notamment la qualité du site, sa facilité de navigation, son ergonomie et la notoriété de la marque.

Difficile ainsi de garantir, avant le début d'une campagne, son résultat en fonction d'un investissement. Une estimation est bien entendu possible, en terme de coût et de nombre de visite, mais difficile ensuite d'en déduire un résultat en terme de transformation.

J'utilise souvent la comparaison avec une boutique dans une rue commerçante. Faire venir les gens jusqu'à la porte est aisé. Les faire entrer peut l'être aussi, si on a un sens certain de la déco et un bel étalage... Mais si la vendeuse fait la tête et si les produits ne sont pas en stock, le chiffre d'affaires en pâtira.

Dans le cas précis des liens sponsorisés, des listes de mots-clés correctement pensées et organisées et des textes d'annonces très pertinents, s'ils peuvent influencer le taux de clic, ne pourront rien pour les ventes si le site n'inspire pas confiance, si les produits ne sont pas stock, si la marque est totalement inconnue, ou si les délais de livraison sont rédhibitoires...

Difficile dans ces conditions de faire entendre à des annonceurs qui pensent avoir compris les rouages du web qu'il est nécessaire d'investir pendant quelques semaines sans savoir précisément quelles seront pour eux les retombées financières de leur campagne.

Et si certaines agences affirment pouvoir le faire, j'apprécierais grandement qu'elles m'expliquent comment (après tout, je ne suis pas omnisciente, loin de là !).

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September 12, 2007

Lettre ouverte aux organisateurs de la Convention E-commerce 2007

Madame, Monsieur,

J'ai l'immense privilège de pouvoir assister, depuis hier, à de nombreuses conférences sur des sujets particulièrement pointus dans les domaines du e-marketing et du e-commerce.

Certes, les conférences sont plus ou moins bien préparées, et si certains se fendent de chiffres et d'analyse fort pertinents, d'autres ont vraisemblablement pris l'exercice "par dessus la jambe". Soit, vous n'en êtes guère responsables et les intervenants sont globalement de vrais experts passionnés qui savent s'exprimer en public (et Dieu sait que ce n'est pas chose aisée).

En terme d'exposants, là aussi, c'est variable. Du stand au look pourléché, goodies et combinaison gagnantes champagne-petits-fours en passant par la pauvre chaise posée derrière une table vide (sur laquelle, chaise bien entendu, se tient généralement une grue qui n'y connait rien au sujet), tout y est.

Là où je m'interroge, c'est sur votre capacité à imaginer un seul instant que les personnes présentes sur le salon ne sont pas des actifs nomades particulièrement connectés à leur travail. Pas une zone "wifi", au calme, avec des prises électriques pour charger son ordinateur, pas de chaises, bancs, poufs, ni même cartons ou escaliers sur lesquels s'assoir.

Il reste la solution de travailler dans les salles de conférence, qui si elles sont dans une zone wifi ne permettent pas de recharger les batteries de nos engins, ni de téléphoner, ou bien celle consistant à squatter une allée tranquille (bizarre, celle des solutions logistiques liées au e-commerce qui ne font vraisemblablement que peu d'émules).

C'est donc assise honteusement parterre dans un coin que j'ai pu, ce soir, me connecter pour répondre à quelques mails, mon sac congrès me servant de siège...

La prochaine fois, je suis certaine que vous trouverez sans difficulté un sponsor intéressé qui fournira chaises et tables de travail, en échange de la personnalisation de l'environnement (une marque de matériel de bureau, un fournisseur d'accès, voire même une marque de café).

Je pourrais même me charger de le dégotter, cet annonceur intelligent qui comprendrait la pertinence de ce besoin sommes toute naturel d'un public technophile exigeant qu'est l'e-marketeur lambda.

Bien cordialement,

So, des steacks hachés à la place des pieds.

 

 

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