Ce soir, je suis allée au cinéma... en groupe. Que dis-je, en troupeau, avec 3 de mes collègues et Chéri, pour une sortie quasi "corporate" puis que c'est "99 Francs" que nous sommes allés voir.

Ce film est noir. Particulièrement cynique. La fin n'en est pas une, l'alternative non plus, et même si je crains qu'elles soit légères, c'est tout de même l'exagération et la caricature qui prévalent.

J'ai cependant adoré.

Adoré retrouver ces références "métiers", ces réflexes professionnels si ancrés chez certains de mes congénères (chez moi aussi, je le crains), et ces allusions à peine voilées à tout ce que notre monde a d'artificiel.

Adoré aussi la mise en scène, la réalisation, la post-production... Il y a un vrai travail sur l'image, dans ce film, au propre comme au figuré.

Adoré enfin Dujardin, acteur de talent, capable dans ce rôle de ressembler physiquement à Beigbeder, au point d'en prendre les mimiques, les postures, les regards, dans le rôle d'un pitoyable cynique pourtant très conscient de ce qu'il est et de l'insignifiance de son arrogante existence.

Ce n'est pas tout à fait mon univers. Même si je cotoie ce genre de phénomènes, même si mon activité est très borderline avec ce métier là, même si pour le 'business', je fraye avec d'étranges individus, j'ai la chance de bosser dans le "online", et ce mot de 6 lettres change tout.