Viens avec moi…
Viens t’allonger là,
Dans ce pré,
Où l’herbe n’est pas
Encore fauchée.

C’est renversant,
Tu verras,
En t’y couchant,
Le ciel t’apprendra,
D’autres réalités.

Les digues formées
Par les hauts pâturages,
Dessinent des falaises,
Qui nous encerclent
Et nous protègent.

Seule une armée
De rousses coccinelles,
Munies de crécelles,
Chevauchant des graminées,
Pourrait nous déloger.

Laisse aller tes pensées,
Envole bien haut,
Les songes agités,
Qui polluent sans excuse,
Des vœux trop idiots.

Lâche la muse,
Elle s’en va courtiser,
Un peu moins recluse
Au creux de tes idées.
Regarde-la…elle s’amuse.

Tous les deux sans gêne,
Ta main dans la mienne,
Dans un ballet de facéties,
Où pirouettes et pitreries,
Nous pousseraient à quelques….acrobaties…

Viens…