« Au fond le photographe veut donc produire des états de choses n’ayant jamais existé auparavant. Ces derniers, il ne les cherche pas au dehors, dans le monde, puisque le monde n’est pour lui qu’un prétexte aux états de choses qu’il entend produire ; il les cherche parmi les possibilité qu’offre le programme de l’appareil. Dans cette mesure, la photographie dépasse la distinction traditionnelle du réalisme et de l’idéalisme. Ce qui est réel, ce n’est pas le monde du dehors, ce n’est pas davantage le concept à l’intérieur du programme de l’appareil ; seule la photo est réelle. Le monde et le programme de l’appareil ne sont que des présupposés de l’image, ce ne sont que des possibilités à réaliser. »
Vilem Flüsser
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PINEDEpro says:
Sergepro replies:
Tu as donc un bon prétexte.. pour revenir !
Bonne soirée chère voisine...
Veronellepro says:
Sergepro replies:
;-)
Pascale . says:
Sergepro replies:
Merci de cet avis...
:-)))
Lory says:
Sergepro replies:
Ah non... Pinède n'est que "légèrement fatiguée"
;-)
valserine says:
(tout en sachant que tout pourrait bien avoir été déjà fait, fée, ?,)
il peut aller se rhabiller ou alors se déshabiller totalement !
quand au "programme de l'appareil", je pense aussi qu'un "vrai" photographe voit... observe et tire
même sans son engin.
Sergepro replies:
Il m'est arrivé de penser ce que pourrait être une photo sans son média (ce serait assurément autre chose, mais s'attarder à lui donner un nom nous éloignerait de notre conversation). Je tenais cette "chose" dans mon esprit, il me restait quand même à lui donner un accès extérieur, à lui offrir "un public". Voici ce que "ça" donnait :
Tout d’abord il y a cette lumière, unique. Une ampoule, soleil mourrant sous cet abat-jour lutte contre le tissu qui la censure. De ce combat arrive sur ton corps fragile une lueur orange, un couchant comme je les aime, elle te caresse… et tu ne sens rien. Tu ne sens rien car tu dors, tu dors car je t’ai bercée de mots, bordée de murmures, tu dors. Lové par mes « je t’aime » tu dors. Ton sommeil m’a pris par surprise, je regardais ton corps, j’avais quitté des yeux tes yeux. Mes yeux capturés par ton corps nu, glissé dans ce sommeil qui te blotti contre moi, découvrent que tu dors. Je continue mes murmures de peur que le silence te sorte de ce rêve qui plisse tes lèvres. Je te souffle que tu dors, ton corps me sourit. Tu dors.
Puisque tes yeux ne brillent que pour tes paupières, je les délaisse encore et mon regard glisse entre la lumière et ton corps, ton épaule contre ta joue, ton autre joue contre mon bras. Ton bras retient le drap qui épouse une forme si émouvante. Je suis les plis du tissu et vois cette jambe qui jaillit, qui semble née derrière le voile. Je suis le spectateur unique de ce tableau, le spectateur inclus dans cette œuvre d’art, je suis le photographe et ton sujet. Tu dors…
Depuis cet exercice, je me suis contenté de passer par l'intermédiaire de mon appareil...
;-)
valserine replies:
Mais puisqu'il a donné prétexte à ta si jolie réponse, ça me va !!!
Sergepro replies:
Merci...
;-)
PINEDEpro says:
Antonin ARTAUD
Sergepro replies:
L'essence du ciel... N'est-ce pas l'Éther ? (S'il est pur... )
Merci pour ce petit bout d'Antonin...
;-)
de tartine says:
Sergepro replies:
Un bon résumé...
:-)
de tartine replies:
Serge Claespro says:
Now ... isn't that true magic?
People in history seeked all kinds of forms to disappear from reality ... from religion via offering to massacre.
So I guess us, seekers of visual dreams, are doing fine. ;o)
Sergepro says:
La vraie magie est notre capacité à multiplier les points de vues sur un même objet-monde.
;-)