Je prépare actuellement l'histoire d'une balade en plein territoire vert, une grande inspiration en milieu végétal. Une histoire bourrée d'anecdotes qui n'interessent peut être que moi.
Je vais faire l'expérience de ce récit avec un maximum de photo. (j'en ai déjà chargé la plus grande partie sur le site)
Une sortie pluvieuse au Sentier du Tacot
Le point de départ de ce fameux sentier du Tacot, depuis Frasne.Les vaches pour planter le décor dès le départ : comme de juste, elles sont venues vers moi. Plus de tramway à regarder passer sur cette ancien voie ferroviaire, alors elles doivent se contenter des
randonneurs contemplatifs.
Il y a bizarrement une certaine excitation à partir marcher quand la pluie menace. Je parle ici de pluie à température acceptable. Point de pluie glaciale non plus. Avez-vous fait cette expérience? Seul, absolument seul, sur un chemin forestier, n'entendre que le bruit de la pluie sur les feuilles puis, sur le sol. Vraiment ne faire que cela, n'écouter que ce bruit là, et se rendre compte que c'est quelquechose d'assez vivifiant. Ensuite si on ouvre son parapluie, tout s'entend différemment : les bruits du sol sont emplifiés par la parabole imperméable, on entend le moindre crissement d'herbe, on s'entend marcher soi même.
En fait ce qui est le plus exitant, c'est de gagner chaque minute de plus sur le mauvais temps, et braver cet interdit ou cette habitude de toujours vouloir chercher un abri. Et finalement en veste imperméable on est bien protégé, alors quand on s'est résigné, on vit à plein temps ce moment ou la nature va basculer dans le monde des gouttes.
Ah ! ... J'avais oublié de vous parler des croix pattées : qu'est ce que c'est ? Nous en verrons une photographie plus loin dans ce récit, mais vous verrez, c'est un grand mystère de nos contrées.
Un secret si près de chez nous !
Déjà, on se retourne : a-t-on fait le bon choix, ne serait-ce pas trop difficile de se jeter corps et âme dans le tourbillon d'une pluie de printemps ? Et toujours ce doute qui nous prends, car il ne pleut pas encore, la nature ne bronche pas, on se sent pas encore le bénéfice de cette bravoure, seule la réflexion raisonable nous prend au ventre, comme pour dire : à 33 ans, mais qu'est ce que tu f*** là?
Surtout que, apparemment, le Mont Guerin, y a pas de quoi fouetter un chat, ni se faire fouetter le visage par la pluie cinglante. Le voilà, peu sexy, mais pourtant si prometteur.
En attendant, voici les marroniers. Cela me fait penser que dans cette région, on est très attaché aux chataignes. Et la vue se bouche lorsque l'on passe à couvert de ce bosquet.
Et de l'autre côté de ce petit bosquet, on aperçoit les toutes premieres pentes. Le ciel est plus menaçant encore. Mais tant pis. Voyez-vous toutes ces nuances de vert ?
Au deuxième plan, à gauche du poteau indicateur, l'entrée dans le trou vert.
Juste à côté du panneau, le Pont du Tacot. Construction métallique qui ne sert à plus rien. La fin du règne du fer.
Et me voilà perçant la forêt, cette fois la pluie est pour très bientôt. Le sol est glissant, une multitude de petit récifs en cailloux juste à la surface de la terre. Et là sur l'image on ne le voit pas mais ça monte !
Au débouché du tunnel vert, une clairière. C'est en fait une carrière, qui a produit la pierre de construction des villages alentours, si ma mémoire est bonne. Et aussi elle a permis la production de 'meules'. Ces grosses pierres qui tournent pour écraser... le blé peut être, ou je ne sais quoi d'autre. D'où le nom de Frasne les Meulières, si, si !
Et une pierre a été semble-t-il oubliée. Elle a du servir de refuge-fesse à des générations de randonneurs ! Mais l'endroit est très propre. Sans doute assez fréquenté, car on y voit des traces de feu de bois. (genre jeune qui fait une soirée à la guitare)
Enfin, tout cela selon ma propre imagination.
Et hop, après la clairière on repars dans la verte. Cette fois ci c'est la douche. Mais je l'avais bien méritée n'est-ce pas ? Et le bonheur avec la forêt, ce que les branches accumulant l'eau de pluie, la douche se prolonge toujours.
A la sortie du bois, on aperçoit une construction.
(a suivre...)