palestine

 

La shoah à Gaza en hébreu dans le texte
01-03-2008
Quelques semaines avant le désengagement des 7500 colons de la bande de Gaza, Ilan Pappe, l’universitaire israélien qui appartient à la petite communauté des nouveaux historiens qui ont osé interrogé les mythes fondateurs d’Israël pour y découvrir la réalité de la Naqba de 1948 organisée et planifiée de longues date par les idéologues sionistes, avait alerté le monde. L’armée sioniste et son peuple complice risquaient de s’adonner à de véritables  massacres  sur les Palestiniens de Gaza puisque plus aucune parcelle ne serait plus sanctifiée en l’absence d’Israéliens.
 
Michel Warshawski, fondateur du CIA, Centre d’Information Alternative dans la ville d’Al Qods occupée, avait alors commis un texte qui se moquait affectueusement de son ami Pappe pour son mauvais pronostic mais néanmoins avec la pointe de mépris qu’il faut pour discréditer totalement ce que pourtant les conseillers de Sharon déclaraient déjà haut et fort.
Matan Vilnaï dans sa déclaration à la Radio De l’armée d’occupation a employé le mot Shoah pour expliquer la détermination du ministère de la Défense dont il est vice-ministre à « punir » les Palestiniens de Gaza de répondre à leur enfermement en envoyant des roquettes Qassam aux tirs si imprécis qu’elles font rarement des dégâts.
Shoah est le mot hébreu exclusif pour désigner le génocide des Juifs par les Nazis.
 
Ce que Warshawski n’a pas voulu voir ni admettre se déroule actuellement sous nos yeux d’animaux fascinés par la désinformation fournie par les Merdias.
33 palestiniens assassinés en deux jours dont cinq adolescents et un bébé de quelques mois.
Ces morts-là n’ont pas de visage pour le monde hypnotisé par la propagande sioniste.
Le très petit nombre de victimes juives de la Résistance Palestinienne mérite cependant un concert de solidarité à Los Angeles en présence de toutes les stars d’Hollywood et l’adresse de messages de soutien de la part des trois candidats restants à l’élection présidentielle étasunienne.
Une moyenne de cinq à dix tués par jour et des dizaines d’emprisonnés, cela ne fait pas des camps avec des chambres à gaz et des milliers de morts en une seule fois, cela fait des camps d’extermination  lente de population souvent deux à trois fois réfugiée (1948,1967, 1973).

Maintenant qu’un militaire défroqué comme  Matan Vilnaï co-auteur du crime de Sabra et Chatila l’a dit lui-même, le traitement des Palestiniens par le régime criminel d’Israël vaut bien une Shoah étirée sur plusieurs décennies.

Convergence des Causes
1er mars 2008