A l'ombre d'un réverbère
Obscure calvaire



Marchez, marchez, vous qui me croisez
Contemplez le virus de la société
Je n'ai comme seule compagnie … ce clébard…
Juste un ami et ce litron glané dans les bars



A l'ombre du réverbère je m'engourdis
Obscure bréviaire de mon agonie



Priez, priez… vous qui me croisez
Allez au devant de votre dieu, paraissez…
Et épargnez-moi ces quelques piécettes
Qui me serait bien utile pour une assiette



A l'ombre de ma soif, la lueur m'aveugle
Obscure cécité et je beugle…



Je resterai à la porte close, indigent
Dieu m'a oublié sur ce banc
Avec ce froid qui me glace de l'intérieur…
Mon cœur n'est que rancœur



Ignoré à l'ombre de ce réverbère
Pour vous autres je ne suis qu'un obscur pervers



Je suis là, las, ici bas
Je ne demande rien à toi
Juste peut-être pouvoir mourir
Partir en coup de vent, oublié des martyrs



La nuit tombe sur un réverbère
Moi dessous, je me saoule pour l'hiver



La nuit tombe sur un réverbère
Une cathédrale comme unique poster



Un carton pour unique édredon...



Demain on me chassera comme chaque matin
La honte ne sera pas au menu des touristes…. C'est bien…
















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