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September 3rd, 2008

Fusillé...

.
Ventre bleu et ventre à terre
Rampant sous un joug, solitaire…
Crie, hurle son émoi
Farce, traqué, aux abois …
.
Oh ! Dieu impitoyable
Pour quel démon effroyable
M’as-tu mis sur ce chemin escarpé
Prendre garde de ces embuches de ne point trépasser
.
Force motrice de mes genoux enlisés
Je me tue, à m’escrimer à avancer
Pourquoi cette guerre en mes pensées
Rien ne m’obligeait pourtant à y passer
.
Tu vois toi qui me regarde
Je suis devant toi sur mes gardes
Toi devant moi , tu sais que je suis fait comme un rat
Pourtant nous deux on était frères comme cochon, rhaaaaaaaa !
.
Aujourd’hui je me dédis de notre complicité
Je dépose sur ta joue une larme, exorbité…
.
…Mis en joue d’avoir fuit l’adversité…
.
Voilà que tu épaules notre amitié
Aujourd’hui, mon cœur cesse de battre fusillé
.
…Mis en joue d’avoir fuit l’adversité…
.
© Published at 23:23 ( 17 comments / 157 visits )
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September 2nd, 2008

SHARKO

Un groupe belge qui mérite d'être connu - Fortement décalé, surtout sur les 2 premiers albums. On y trouve une grande richesse et recherche accoustique - Loin des standards de la variété pop rock - Perso suis fan !


L'album "SHARKO III "

Sorti en 2003

sharko-president-xvid-2004-naw…

Vu sur le blog de l'artiste "David Bartholomé" - www.sharko.be

"President"

Le morceau existait depuis fort longtemps (début 2000).
A la base, c'était un sample d'un piano (désaccordé) volé d'un film américain des années '70. J'avais calé sur ce sample un loop de batterie volé sur un vieux disque des années '60.
Et joué la ligne de basse venu des années '90 (4 accords "root line" comme on dit à la Nirvana). Ai ajouté une mélodie des années '80 et fait écouter à Christophe (label boss).
Il m'a dit: "David, tu chantes trop bas sur cette chanson...
Ca décolle pas... Change le pitch de plusieurs tons, donne tes tripes!".
J'étais perplexe...
Pendant notre break du printemps 2003, j'ai repris la chanson en main. J'ai refait un enregistrement et récolté des avis.
Notre éditeur préféré à Paris pensait qu'il manquait une envolée instrumentale avant le dernier refrain.
Dans la même lignée pour souligner la simplicité du refrain...
Je me suis souvenu d'un pianiste - Alex Longo de Metz - et c'est lui qui a trouvé cette envolée.
Aaaah... Simple mais il fallait y penser.
Christophe m'a téléphoné un matin et il m'a dit: "David, j'entends des violons sur ta chanson! Hier soir dans ma voiture, je les entendais, je t'assure!".
Et il est venu les jouer sur un orgue Bontempi.
Renaud Lhoest nous a mis ça sur partitions et fait tourner son quatuor à cordes dans un petit studio à Bruxelles. Et Gilles Martin de mixer le tout.
Pauvre Gilles. Je crois qu'il allait péter un câble avec mes 51 pistes bourrées de guitares, de sons invraisemblables, d'harmonies bizarres...
Voilà.
Le morceau a eu pour titre: "O my God" puis "Pam et Patsy" puis "Ex-president" puis "Pam President" puis "Pam in Belgium" mais comme tout le monde l'appelait "President", c'est resté "President". Merci. "

Biographie :

Sharko est un groupe de rock belge emmené par David Bartholomé. Après un exil volontaire de 5 années aux Etats-Unis, cet artiste revient en Belgique en 1997 où il enregistre ses 1ères démos sous le nom de Nose Kitchen avec l'aide de l'ingénieur du son d'Arno, Rudy Codet. Très vite, il opte pour Sharko et signe Feuded qui séduit la critique en 1999. Accompagné sur scène par le guitariste Teuk Henri, David Bartholomé fait la 1ère partie de Venus et gagne en popularité. Il ouvre alors pour Muse, Paul Weller et Arno. En l'an 2000, Sharko sort Meeuws et est rejoint par Julien Paschat à la batterie. Pour convaincre le reste du monde de son talent, le groupe décide de remixer son album. En résulte Meeuws 2 (2003) qui lui ouvre des portes en France. En septembre 2003, sort Sharko III, 3ème album du groupe. En novembre 2006 (mars 2007 en France) paraît Molecule.
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August 10, 2008

A tout mon réseau....

Je suis en vacances pour 3 semaines à partir de ce jour (10 08)

Pour ceux qui bossent, bon courage...

Pour les autres... bonne vacances....

j'espère revenir avec pleins de p'tites choses à vous montrer

Gros bisous à vous tous et à bientôt :)

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May 13, 2008

Voilà chose promise chose due

  

Lille 2008

 

La frise sur Lille est enfin terminée
 
 
j’ai essayé le mieux possible de représenter ma ville en utilisant des techniques et surtout des styles différents :
Encre et pastel; plume, encre et aquarelle; plume seule; encre seule et pour finir lavis.
Pour le texte « Lille 2008 » j’ai découpé des lettres dans une gomme que j’ai utilisée comme tampon trempé dans l’écoline « terre de sienne » 
 
Outil :
 
Pastel
Encre de chine
Ecoline (Encre de couleur)
Aquarelle
Papier Arche 300 gr/m²
Pinceau fin
Plume droite et fine
Crayon HB et B
Gomme « Mars Plastic » de Staedler comme tampon
 
 
Vous pouvez accéder à chaque dessin en cliquant sur le lien ci-dessous

 

Parvis St Maurice - détail 5
Tulipes – Euralille
Rue des 3 Molettes - détail 3
Euralille - détail 2
Porte de Paris - détail 1

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November 20, 2007

3 esquisses d'après dessins d'originaux

Pour une fois pas de paysage à l’encre, mais 3 esquisses de personnages croqués par un de ces artistes des tribunaux…, évidemment les originaux sont bien plus expressifs que mes copies, mais pour une première en la matière…. En tout cas j’ai pris plaisir à faire ça, et remercie l’occasion qui m’a était donnée de pouvoir m’y adonner…

Avocat ou juge...

         

La tueuse à la tronçonneuse

Marie Besnard

                 

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September 20, 2007

Balladie d'amour.....

 

 

Décider un beau matin ensoleillé de partir en goguette
Dessiner en nos têtes des chemins de poudre d'escampette
Remplir nos baluchons d'envie et d'imprévu pour guider nos bicyclettes
Prendre enfin la route et les sentiers incertains des cartes obsolètes

Rouler le long des cours au gré des chants des oiseaux
Traverser les vertes prairies où dansent les coquelicots
Dévaler les pentes escarpées en douceur et contourner les fiers bouleaux
S'abreuver de ces terres oubliées des touristes et gros lourdauds

Trouver à l'orée d'un bois un p'tit coin de soleil
Butiner les odeurs et les parfums délicats sans pareils
Communier en déférence avec la nature qui nous ensorcelle
Enjamber les clôtures et barrières, libres de fouler les chanterelles

Etendre sur le sol un damier rouge et blanc
Démunis de tout attirail contre nature et faux-semblant
Juste toi et moi et un déjeuner sur l'herbe onctueuse d'antan
Juste nous pour un pique-nique arrosé de printemps

Repus et rassasiés, s'allonger sur l'herbe et deviner les figurines de coton
Dans le bleu qui surplombe, rêvasser à nos amours de saisons
Profiter d'un baiser pour te dire mon affectueuse passion
Et m'endormir enfin à tes côtés en laissant s'évader les songes à foison

Au chant des sauterelles nous nous avançons vers les reflets étincelants de l'eau
Là une barque semble n'attendre que nous pour voguer librement sur les flots
La caresse de ta main baignant sur mon front à la douceur de tes mots
et retombant nonchalamment, ressentir ainsi la fraîcheur au milieu des roseaux

Paresser une bonne partie de ce bonheur partagé
Oublier le temps des soucis quotidiens, … oublier
Se dire qu'il nous faudra quitter ce coin de majesté
Enfourcher nos vélos et repartir sous le soleil de rouge clarté

Retrouver un chez soi sans pour autant en perdre amour
Conserver ce bonheur et trouver joie à nos allures de troubadours
Seulement être simple, simplement être seul, rien que toi et moi mon amour
Une escapade imaginée de poudre d'escampette pour toi ma douce, pour toi et sans détour 

 

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May 13, 2007

Jack The Ripper - Une pure merveille pour vos oreilles

Il est des rencontres qui nous sont offertes et qu’il nous est formellement interdit d’ignorer…

Aujourd’hui on nous abreuve de ce que l’on veut bien nous donner, on nous prescrit des médicaments contre la différence, contre ce qui n’apparaît pas dans la norme. On vous sert des star'ac, on vous abreuve du dernier chanteur à la mode, on vous rabâche à longueur de journée et jour après jour des mêmes sons, des mêmes voix, formatées sur un seul et même sillon. On vous dit voilà votre nourriture quotidienne. Et sans cesse on nous bourre comme des oies, on nous donne la becquée de force comme des moutons de panurge. Mais là ! C’est bon je suis gavé.

Alors j’ai pris la poudre d’escampette, j’ai parcouru d’autres chemins, d’autres sentiers ignorés et au détour d’un de cela, je suis tombé sur un écrin perdu, oublié de tous !

J’ai ouvert cet écrin, avec prudence, de peur d’abîmer le trésor qui se trouvait à l’intérieur.
La voix d’un homme s’en échappa, celle de « Jack The Ripper », il me susurra des mots qui vous enchantent , alors j’ai clos mes paupières, j’ai ouvert mes oreilles et j’ai écouté « Ladies First », tombé sous le charme, il a fait de moi l’un de ses disciples.

Alors écoutez à votre tour….

Une petite mélodie guillerette pour vous accueillir et pourtant la voix masculine qui se fait entendre quelques instants plus tard est belle et bien chargée d’émotion que l’on ne pourrait concevoir autrement que comme étant sortie du cœur !
Changement de rythme, changement de décor, changement d’atmosphère, cet album est une suite d’étonnements, il jongle avec les styles bien différents toujours chargés d’autant d’émotion, avec une voix à la fois suave, virile où on ressent tendresse, colère, lassitude et joie !
Les mélanges se font de plus en plus présents au fur et à mesure où les morceaux s’enchaînent.
Le piano flirte avec la mandoline, la guitare acoustique avec sa cousine électro, la basse se balance sur les trémolos des violons, les percussions tapent et retapent les grandes envolées des saxos, trombones, trompettes et autres buggles.
Cet ensemble est bien disparate me direz-vous !
Et bien ce mélange rythmé et orchestré sur computer fou, va ne faire plus qu’un pour la joie de vos oreilles.
Tout est simple, tout est clair, et pourtant d’une très grande richesse acoustique.

Une fois que vous aurez pénétré dans le petit univers de Jack l’éventreur, il vous sera bien difficile d’en réchapper, vos tripes seront belles et biens remuées dans tous les sens !
Méfiez-vous ! Ne vous laissez pas prendre par les apparences, derrière se cache quelque chose de fort, que se soit dans l’horreur d’un déchirement ou dans la pureté des harmonies.


Je ne veux surtout pas vous en dire plus, je ne veux surtout pas vous influencer…
Je veux vous laisser seul juge !
Juste prendre le temps de découvrir autre chose !

Je vous souhaite une très bonne écoute

Et vous remercie par avance d’avoir pris le temps de me lire

Pour précision je viens de faire l’acquisition du premier album « I’m coming » et du dernier cru 2006 « Book of lies » on y retrouve le même esprit « un bon groupe de rock dans une boîte de jazz où se mêle salsa, tango et violons tziganes »
Une pure merveille !
 
 
 
Discographie de « Jack The Ripper »
 
 
I’m coming (2003)
 
 
Ladies First (2005)
 
 
Book of lies (2006)
 
 
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April 13, 2007

Je vous salue, vieille branche

Là ! voilààààà, j’y suis presque, bientôt la lumière du jour pour une éternité. Je ne sais pas ce que je serai, mes ancêtres me sont inconnus, la seule chose que je sais, c’est qu’au gré du vent j’ai atterri ici, au milieu de rien.

Me voilà émergé de ce sol fertile, à première vue Il n’y a pas d’âmes qui vivent à des kilomètres. J’aperçois mon univers pour la première fois, et je contemple à trois cent soixante degrés le monde qui sera mienpour bien des siècles. Ici l’herbe est épaisse et verte, agréable au toucher, douce et olfactive. Ce pâturage de verdure est égayé d’un grand nombre de petites touches rouges qu’ornementent de jolis coquelicots. 
Là ! Une vieille souche brisée par la foudre réclame ma compagnie, afin de se sentir moins seule. Là bas, au loin, les arbres en abondance témoignent de la présence
d’une vie en sous bois où tout un monde dissimulé grouille en nombre.

Il y a le murmure d’un cours d’eau, sur lequel repose un pont de pierre. Un homme bourru, tirant de ses mains calleuses une charrette piaulant à chaque tour de roue, peine à monter la pente. Son chapeau de paille enfoncé sur la tête pour se protéger du soleil encore haut dans le ciel, ses bottines usées d’avoir tant trimé, ses vêtements rafistolés d’avoir trop vécu…. On peut lire sur la grimace de ses traits, la fatigue d’une journée de labeur trop peu lucrative pour le réjouir.

Me voilà donc et ne regrette en rien ce petit coin de paradis

Un siècle est passé, je suis encore jeune mais déjà vigoureux. Au milieu de ces blés, je suis déjà le seigneur. Mais je m’efforce de ne point en être pavoisant. D’ailleurs je suis l’hôte silencieux d’une multitude de petits êtres qui ont fait leur trou en mon
écorce. Aujourd’hui, jour de printemps, un couple d’Alouettes a bâti une demeure bien au creux de mes bras. A force d’aller et retour, et de brindilles tissées avec dextérité, telle une coupe, lisse et douillette, enfin prête à recevoir leur progéniture. Du haut de mes branches je les observe, et les protège du mieux que je puisse le
faire. Nourrir les premiers piaillements, suivre les premiers apprentissages, sourire aux premiers envols… Je me satisfais de ces petits moments de vie.

Les jours passent comme des secondes, et pourtant le temps m’est inconnu et n’a guère d’importance. Je goûte juste ce petit air pur de la campagne environnante, de ces arbres qui depuis peu sont venus s’associer à parfaire la beauté de ce site, l’eau au loin coule toujours sous ce petit pont de pierre où passe maintenant un bien plus grand nombre de quidam, à pied, à cheval ou encore en calèche.

Le monde a changé, même si pour moi tout est encore comme au premier jour. Je ne sais pas comment vous le dire, je ne sais pas l’exprimer, ni l’expliquer. C’est dans l’air. Il est vrai qu’après mon premier anniversaire, il m’a fallu accueillir des jeunes mariés, Fernand et Maria, plein d’enthousiasme et heureux de construire leur nid au bas de mes racines. Une charmante petite ferme, pas très grande mais suffisante pour leur projet d’avenir. Ces gens sympathiques mettront au monde deux jeunes enfants la première Mathilde et quelques années plus tard son frère Louis, qui se fera appeler bien plus tard « Petit Louis » vu son aspect malingre. Ces deux là ne seront pas avares de m’inviter dans la danse de leurs jeux et inventions multiples. Un jour, courant autour de moi, un autre se cachant entre mes racines ou encore grimpant dans mes branches. Leur papa Fernand utilisera même l’une de mes branches pour y pendre une balançoire. Celle ci, bien souvent réparée ou remplacée, servira bien des fois aux enfants des propriétaires successifs de la petite ferme au toit de chaume qui sera agrandie, modifiée, repeinte, les volets tantôt bleus, tantôt rouges, parfois peinte en 2 tons ou encore aux couleurs de la révolution.

Jusqu’au jour où d’autres maisons sont venues se greffer à la première. Bien sur, mon champ de vision fut restreint, je ne voyais plus au loin ce petit pont de pierre, qui soit dit en passant sera détruit pour en élargir la route, ni ces verts pâturages oùdansaient les coquelicots et non plus ces champs de blés dorés par le soleil. Je n’apercevrais plus que, dorénavant, le haut des arbres du petit sous-bois qui abritait ces multiples espèces. Mais au-delà de ça, je profite de cette nouvelle animation qui chaque jour fait vibrer ce petit village. Les enfants allant à l’école, la cloche de l’église
le dimanche, les jours de marché et surtout ces jours de fête où joie, musiques et pas chassés sur air de quadrige amuse mon quotidien. Il y eut même une fête organisée en mon honneur, elle fut nommée fête de l’amour et de la fertilité. Il est vrai que depuis l’avènement de ce petit village, je suis vite devenul’arbre aux amoureux où de nombreux jeunes gens se sont embrassés pour la première fois à l’ombre de mes branches retombées sous le poids de mon vieil age, comme pour les dissimuler de ces regards indiscrets. J+H entouré d’un cœur par-ci, M & T dans un autre par-là, tous mes flans remplis de ces sentiments gravés au fil des émois me donnent joie et bonheur.

Me voilà au 20ème siècle, la pollution a terni mon feuillage, j’ai traversé toutes ces guerres, j’ai même failli être abattu pour faire place nette à cette fameuse statue qui devait être mémorial à tous ces hommes tombés, mais je suis encore là, debout, fier et respecté. Les hommes se sont même battus pour ma sauvegarde, je fais maintenant partie de leur univers, et du haut de ma hauteur triomphale je continuerai à les regarder vivre et s’agiter au gré de la modernisation, en espérant que jamais un fou ne s’en prendra à mon feuillage.

Je suis chêne et ma valeur n’a d’autre atout que votre respect
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