Petite ville cotiere, disons un grand village de 20.000 habitants tout au plus, mais une destination tres appreciee des Cambodgiens aises, nombreux a en avoir fait leur lieux de villegiature le W.E.

A Kampot, tout est calme, on vit au rhytme d'un Cambodge indolent et paresseux. ici, il n'y a rien a voir ou presque : une campagne magnifique avec une vegetation luxuriante et des maisons en bois de type paillottes perchees sur des echasses haute d'un etage et demi, des Cambodgiens souriants a decrocher les oreilles, des cascades en series, des temples caches derriere de longs sentiers de terre battue rouge sang seche, et des guest-house de routard en bois sur la riviere qui pourraient tourner dans des film de type "see, sex and sun".

Au retour de nuit a notre guest-house, une mobilette en sens inverse a essaye d'arracher la sacoche de Rachel. Pas de bobo, mais on ne sait pas comment il aurait pu faire sachant qu'elle etait en banbouliere... mais c'etait notre premiere sequence emotion.

Deuxieme sequence emotion a notre retour sur Phnom Penh, lors de l'arret du bus pour une pause de 20 mn, nous avons la frayeur de voir notre bus avec tous nos bagages repartir au loin apres 15 mn. On coure comme des fous... mais en vain bien sur ! Alors on saute derriere des mobilettes et on supplie nos chauffeurs cambodgiens de rattraper le bus qu'on distingue de moins en moins au loin sur la route... En vain !!! Carel decide alors d'arreter une voiture pour poursuivre la chasse dans une vieille carlingue qui crache ses bielles et ses pistons pour rattraper le bus qui fini par stopper a 10km du lieu initial. Rachel rejoint le bus quelques minutes plus tard derriere sa mobilette, en meme temps qu'une autochtone qui etait dans le meme cas que nous, mais sans bagages. Elle a incendie le chauffeur pendant une bonne dizaine de minutes avec des noms d'oiseaux une fois le bus repartis.

On decide le lendemain de partir pour Pursat par le train, une experience mythique d'un autre temps dans un train fantoche troue jusqu'au plancher comme une eponge qui a rendu l'Ame. Ce train qui roule a 20km/h bonde comme une caisse d'escargots vit ses dernieres heures de gloire. Tout l'équipement est Francais ou Allemand et date de 1850 a 1900 environ. C'est un musee vivant qui nous a rendu heureux le temps d'une ballade de 10 h pour rallier les 200 km qui nous separent de Pursat. Cette petite ville qu'on decouvre envahie des derniers modeles de mobilettes Honda ou Suzuki a 1500 $ piece, dont on ne comprend toujours pas l'origine de financement par des cambodgiens qui ne gagnent que 30 euros par mois pour la plupart...