Partis pour prendre le billet jusque Pekin, on repart finalement avec un billet Transsiberien jusqu'a la frontiere chinoise, le transsiberien pour Pekin etant au grand complet pendant 15 jours....on nous avait prevenus. Arrives a la frontiere, on decouvre Erlan, ville chinoise transfrontaliere de 400.000 habitants, veritable Market place qui fourni 90% des besoins de la mongolie. Ville riche, tres riche a voir l'etat des routes et des batiments, on se croirait au canada ou aux states. On y trouve de tout, notamment a perte de vue dans des galeries rutilantes tout ce qu'on trouvait deja tres bon marche en mongolie et surtout des copies en tout genre ou nos grandes marques tiennent une place de choix...pauvres de nous, vu les prix auquelles elles sont bradees (12 euro pour le manteau north face dernier cri ou 3 euro pour le sac a dos north face ou diesel...)

Les chinois d'Erlian sont visiblement heureux et arborent un large sourire pour les adultes amuses de voir des touristes noyes dans ce pool commercial sino-mongolien. Les plus jeunes nous tancent d'un hello pour s'essayer au contact avec l'etranger. Ils n'ont visiblement pas l'habitude de voir des touristes. Tous ont cependant un point commun : le sens inne du commerce et l'envie feroce de vendre jusqu'a 20 fois le prix tout ce qui peut interesser le touriste en le helan plus ou moins agressivement afin d'attirer son attention. Taxis, hotels, restaurant, change, commercants de tous poils, prestataires de service en tout genre...rien ne fait exception. En resume, la chine est reservee aux excellents negociateurs patients qui savent garder la tete froide, les autres se feront plumer sans embages, mais toujours avec le sourire, politesse chinoise oblige.

Repartis illico dans l'apres midi avec un bus couchette dernier cri vers Pekin pour 18euro (voir photos), on decouvre au sortir de la ville un surprenant parc aux dinausaures le long d'une autoroute flambant neuve. On se serait cru quelques instants dans un vrai jurassic Park avec plusieures dizaines de dinausaures tout cuivres ou bronzes (au choix), tailles a l'echelle 1, evoluant au gre de notre regard, aussi loin que l'horizon permettait d'appercevoir leur formes elegantes depuis la route (voir photos). Notre bus tout confort pourrait s'appeler le "bus a pieds", pas seulement parce qu'on y a pris notre pieds, mais surtout pour l'odeur lancinante des chaussettes chinoises en mal de lessive, un vrai clapier qui ne semblait pas deranger grand monde.

Arrivee a Pekin a 4h30 du matin a la gare routiere, ca grouille de partout comme en plein jour, sous une temperature aigre douce ou la pollution presque palpable enveloppe progressivement de son voile de poussiere tout edifice situe a plus de 500m. les taxis se ruent deja sur nous et nous beneficions de l'aide d'un mongolien qui nous avait deja guide dans Erlian pour rejoindre le premier metro en taxi brousse pour quelques dizaines de centimes d'euros.

Arrives dans le metro, c'est la surprise. On decouvre des rames qui arborent fierement toutes les dernieres technologies seulement exeprimentales chez nous (voir photo) ca sent tres fort les J.O. On a l'impression d'etre deja a la ramasse chez nous....

seulement voila, une fois sortis du metro et des environs de la grande place tienanmen encore en grands travaux (voir photos), nous avons la chance de decouvrir la chine de 1900 telle qu'on l'imagine dans les films de serie B (voir photos) qui cotoie les quartiers aussi chics que la defense. Derriere les suberbes edifices des grands axes et des murs refaits qui longent ces grandes avenues, on decouvre tres facilement une vrai chine, celle grouillante de petits marchands d'antant, un vrai bonheur ou se cotoient dans un capharnaum joyeux toutes les professions entassees pele mele comme sur un boat people. la saletee et le desordre y regnent en maitre, mais tout semble fonctionner comme une horloge suisse. Comme partout, on ne voit pas a plus de 500m a cause des cables electriques qui cadrillent nos tetes dans tous les sens et de la pollution omnipresente jusqu'au mal de crane.

Dans ces quartiers ou nous avons trouve refuge pour 12 euro la nuit dans une guesthouse grand grand luxe (si si), la vie se passe essentiellement dans la rue. Le linge qui pendouille sous nos tetes, les cuisiniers qui petrissent la pate pendant qu'un homologue fait cuire dans une huile qui vaut ma derniere vidange de renault une friture a l'ordeur carbonisee des brochettes de viandes ou de legumes; les chinois qui crachent de facon intempestive en raclant la gorge, ceux qui nous helent en esperant nous arnaquer a bon compte (on a compris pourquoi on etait des sujets tres prises contrairement aux locaux qui connaissent les prix) et tout ces etales riches de copies, victuailles ou plats en tout genre d'une densite au m carre qui rappelle nos blagues belges sur les frites, on se sent entoures par l'opulence et la variete. Les toilettes presentes tous les 100m collees contres les boulangeries ou les restaurants nous laissent penser que les chinois de ces quartiers a l'hygiene plus que douteuse n'ont pas de toilettes chez eux. Pour les trouver, pas de probleme pour ceux qui ont encore leur odorat...il n'y a pas d'eau pour evacuer les urines.

les prix sont toujours discutables, quel que soit le commerce, mais etonnament, ils sont aussi tres heteroclites ce qui nous a permis d'etablir de nouveaux records en matiere de restauration : Le restaurant pour 50ct euro a deux ou le petit pain chaud fourre aux legumes pour 5ct d'euro. Apres la Mongolie, on n'y aurait jamais cru... Rachel a negocie pour 5euro en arrachant le coeur d'un marchand chinois dans un hurlement de chien battu une batterie qu'on n'arrivait pas a avoir pour 13 euro en mongolie, et qui vaut plus de 40euro en France, le tout dans une atmosphere de jeu car pour les chinois, le commerce reste un jeu ou celui qui perd patience a perdu la partie...et on a bien compris la regles du jeu.

Les chinois parlent peu l'anglais, et ils ne sont pas tres communicatifs, mais lorsqu'on fait des efforts, ils sont dans l'ensemble relativement sympatiques et serviables. Question politesse, la voiture et son concert de klaxon domine sur le velo qui domine avec sa sonnette sur le pieton, rapport de force oblige...pour le reste, que le meilleur gagne et ils ne se genent pas pour obtenir ce qu'ils veulent quand ils ont besoin de quelque chose, ca se voit surtout aux guichets et files d'attentes qui ressemblent au argentins qui vont a la banque lors de leur crach boursier.

En tout cas, on se sent super bien et en securite dans l'ambiance vibrante Pekin, et la visite de leurs superbes monuments (voir photos) nous ferait presque oublier cette pollution qui plombe l'atmosphere.