Pour cette deuxieme etape en Transsib. avec notre adorable Prodvonitsa (hotesse de vagon), nous partons pour 20h de train. Derriere les vitres defilent a 40,50 et parfoit a des pointes de plus de 100km/h des paysages d'un autre temps. Plus le train avance, plus on recule dans le temps. Nous traversons des villages de maisons constituees exclusivement en bois, avec les rues et sentiers en terre battues comme on peut voir sur nos vieilles cartes postales du debut du siecle. La realite est saisissante, les fumees des cheminees, les basse court improvisees ca et la et les quelques lumieres allumees a la tombee de la nuit nous rappellent qu'au debut du siecle, seuls les plus riches avaient les toilettes, l'eau courante et grand luxe l'electricite.... Nous sommes dans une cabine de 3 qui fini en cabine de 4 quelques stations plus tard. Nos echanges desesperes se font principalement avec des sourires et quelques mots dans nos langues respectives. ceci etant, ca nous apprends a mieux ressentir pour comprendre, ce qui nous permet parfois de faire des exploits intellectuels sans rien comprendre. Iekaterimbourg, 1,29 millions d'hab. Ville Business exclusivement. Ici, le touriste est un peu comme un cosmonaute, on en a beaucoup vu a la tele, mais dans la realite, c'est niet. Ville egalent interdite jusqu'en 1995 env., le tourisme, c'est donc niet. On a l'impression d'etre un peu partout un cheveux sur la soupe. Personne ne parle l'anglais bien sur, et on est emerveilles comme des enfants devants des oeufs de paques quand un vieux chauffeur de taxi nous sort quelques mots d'anglais ressemblant a peu pret a une phrase comprehensible. La ville appartient a la jeunesse, il n'y a au centre dans les quelques malheureux centaines de metres amenages hors de la pollution des grandes avenues que des KFC, Mc do, Kenzo, Dior et autres marques europeennes qui explosent les yeux dans des publicites aussi tapageuses qu'ostentatoires. La jeunesse veut du reve (kitch)americain et on ne jure que par ca ici bas. Hormis quelques rues du centre, c'est la misere des rues defonces et des batiments qu'on qualifieraient de ruines post desafectees. Brrr, ca donne pas envie de vivre ici. Meme notre hotel fait figure de record de l'escroquerie avec ses 60 euro la nuit pour un confort digne d'un vieux formule 1 avant destruction. Pas de concurrence, c'est donc la loi sauvage du marche....comme partout en russie Pas cher la russie ?? Pour cette Nuit, on a trouve un squatt pour 40 euro la nuit, bientot des photos exclusives....