Lorsque j’enlève le tain du miroir,
je ne suis plus le nombril du monde


La vérité est un pays sans chemins, que l'on ne peut atteindre
par aucune route, quelle qu'elle soit...

Que se passe-t-il lorsque je vois l'extraordinaire beauté de la
terre, avec ses lacs, ses fleuves, ses montagnes ?
Que se passe-t-il lorsque mon regard se pose sur un objet, une statue, un poème, une femme...En cet instant la beauté de la chose ou de la personne fait que je m'oublie moi-même.

T'es-tu déjà trouvé dans cette situation? Si c'est le cas, tu
auras constaté qu'alors tu n'existes plus...seule existe la
grandeur, la beauté...

Mais quelques secondes ou une minute plus tard, tout le cycle se
remet en route, le bruit, le bavardage, la confusion...tout ce qui fait notre MOI,
notre environnement préfabriqué, nos certitudes et nos croyances ; quant à nos goûts si corrompus par trop d’habitudes….

Donc, là où nous ne sommes pas...la beauté est...si nous ne percevons pas
cela, c'est tragique...La vérité est, pourvu que nous ne soyons pas,
Là où nous ne sommes pas, l'amour est.

Nous sommes incapables de regarder en face cette chose extraordinaire qu'est la vérité.

En conséquence, regardons, non pas comme nous ressentons, ou
avons appris, ou croyons....mais tel que c'est...réel, vrai...et alors,
de près, de loin, présents ou absents nous aimerons vraiment
et lui permettrons d’exister…en l’état.