L’opium le 14/12/2007

 

La religion et sa légion d’innocents sans cervelle toujours abusés par des idées ridicules qui les poussent à atteindre l’inatteignable, l’inexistant ou pire à devenir des animaux sanguinaires faisant pâlir de frayeur le plus cruel des loups dont le cri transperce la nuit glaciale sibérienne tel le miaulement d’un chat suppliant une croquette de plus.

Comment est-il possible de laisser de si nombreuses personnes, de si nombreux peuples se torturer l’esprit à croire que le néant, le vide, l’absence, l’infinie est peuplé d’un être qui n’est pas ? Et comment peuvent-ils croire que cet être, celui là même qui n’est pas, peut dicter des commandements, des idéaux, des obscénités, des injustices ?

Pouvons-nous accepter que des millions de personnes se contentent d’un opium de si pauvre qualité ? Aujourd’hui je ne sais pas.

 

 

L’oublie le 30/11/2007

 

L’oublie est-il une déchirure, un grand malheur ou bien au contraire une délivrance ? Depuis quelques années maintenant j’ai une phobie, oublier « la date », non pas Marignan, pas la Révolution Française, une date qui n’est rien pour tout le monde mais qui est beaucoup pour moi. Cette date je me suis efforcé, plusieurs fois par jour de me la répéter pour la garder ancrée et m’assurer de ne jamais rater cet anniversaire.

Mais mis à part cette phobie, cette date, heureusement qu’il y a le temps qui agit doucement, quotidiennement, minute après minute et qui parvient à nous faire oublier, non pas l’inoubliable, la personne, mais l’absence, le malheur, le vide. Doucement la routine, celle que l’on haïssait, celle que l’on regrette maintenant ce fait happer par la routine d’aujourd’hui. Doucement on oublie qu’il manque une personne à table,  sur le canapé, qu’il manque un éclat de rire.

On ne doit pas rester cramponné à cette explosion de malheur qu’il y a eu hier. C’était hier, il est brûlé maintenant, lui ne peut plus avancer mais nous nous devons continuer d’aller vers la lumière, vers les autres éclats de rire.