Du haut de ma dune préférée, je scrutais
 
l'horizon sans fin de mon désert.
 
Les courbes des dunes à l'infini font penser à
 
celles de dizaines de femmes nues allongées.
 
Aucune imperfection ne vient déranger un si
 
beau panorama. Aucun accident dans ces
 
reliefs ne vient troubler la suite des courbes.
 
La courbure des dunes varie de la plus plane
 
pour s'accentuer plus afin de former des
 
pointes mousses faisant penser à des tétons
 
dressés. La rondeur ou la sveltesse des
 
courbes donne un choix infini à l'imaginaire.
 
Cuisses, fesses, hanches et seins tous des
 
reliefs différents chez la femme. N'y a t il rien
 
de plus beau que les rondeurs du corps d'une
 
femme? La couleur dorée des dunes
 
changeante au fil des heures de la journée
 
pour devenir au soir rose, orange et rouge fait
 
penser au bronzage rapide de leur corps. La
 
douceur du sable fin ressemble à celle de la
 
peau satinée de la femme.
 
Soudain le vent se lève. Une fine et
 
transparente couche de sable transportée par
 
celui-ci cache tel un léger voile ces courbes
 
voluptueuses.
 
Le vent jaloux, comme toujours, me lança du
 
sable dans les yeux m'embrouillant ainsi la vue.
 
Cet immense harem lui appartenait… Je
 
l’avais oublié…
 
Je baissais alors la tête, descendais du haut
 
de la dune en fermant les yeux avec, en moi, la
 
pensée de toutes ces rondeurs....