A celle qui n'est plus je dédie ce poème;
Ses deux pauvres yeux clos ne le liront jamais,
Mais son âme viendra, frémissante elle-même,
En réalisant ces vers qu'en tremblant je traçais.

Elle aimaît comme moi le calme et le silence,
La même émotion faisait battre nos coeurs,
Maintenant je suis seul, j'attends en patience,
Que finissent bientôt ma vie et mes douleurs !

Alors nous dormirons dans l'humble cimetière,
A côté l'un de l'autre, à l'ombre des grands pins,
Enfants de mon pays, dites nous la prière,
Quand vous passerez seuls sous les cyprés voisins.


Maman je t'aime...

Yvonne (29/12/1934 - 03/01/2014)