C’est la fin de l’année scolaire. Le moment tant attendu des grandes vacances est arrivé. Le petit Nicolas (Mathéo Boisselier), ses parents (Valérie Lemercier, Kad Merad) et Mémé (Dominique Lavanant) prennent la route en direction de la mer et s’installent pour quelques temps à l’Hôtel Beau-Rivage. Sur la plage, Nicolas se fait vite de nouveaux copains.Il fait aussi la connaissance d’Isabelle, une petite fille qui le regarde tout le temps avec de grands yeux ronds et inquiétants, et à laquelle il croit que ses parents veulent le marier de force. Les quiproquos s’accumulent, et les bêtises commencent…

A l’inverse de l’école communale, au cinéma c’est quand on a bien travaillé qu’on peut redoubler.
Fort des 5 millions d’entrées et des bonnes critiques obtenues par Le Petit Nicolas, Nicolas Tirard a gagné le droit d’en réaliser la suite.En route donc pour les vacances du Petit Nicolas à Noirmoutier, avec décors et couleurs d’époque. Il semble, hélas, que l’ambiance de farniente ait été contagieuse et que tout le monde se soit senti un peu en congés payés sur le tournage.Le scénario et les dialogues sont baclés comme une rédaction de cahier de vacances de CM1, la réalisation est paresseuse, la direction d’acteurs inexistante (ce qui permet à Kad Merad et Valerie Lemercier de tirer toute la couverture à eux: c’est plutôt «Les vacances des parents du Petit Nicolas» que le film aurait dû s’intituler), les gags sont aussi réchauffés qu’un plat du jour surgelé en pension complète et le décorateur a laissé les clés de l’hôtel à un stagiaire maniaque de la palette graphique. On serait le dirlo, on n’attendrait pas la rentrée pour faire copier cent fois à tout ce beau monde: «Je dois mieux travailler l’année prochaine». Sinon, Le Petit Nicolas n’est pas près d’avoir son bac.