Philippines 1999, un groupe de scientifiques explorent un effondrement gigantesque et découvre des fossiles géants. A Tokyo, un effroyable tremblement de terre détruit une centrale nucléaire et libère un nuage radioactif dont la première victime est la scientifique Sandra Brody (Juliette Binoche) , son mari Joe (Bryan Cranston) et leur fils Ford (Aaron Taylor-Johnson) lui survivent. Quinze ans plus tard, Ford devenu spécialiste en déminage va être mobilisé pour sauver la planète de monstres qui se nourissent de radiations nucléaires. Il comprendra alors que son père avait raison lorsqu'il prétendait que l'accident nucléaire de Tokyo n'était pas dû à un simple tremblement de terre...

Le prégénérique est déjà génial.Des documents classés Top Secret et des images d’archives d’essais nucléaires dans le Pacifique défilent à l’écran pour expliquer qu’il ne s’agissait, en fait, pas d’essais mais de vaines tentatives pour détruire des monstres non identifiés. Durant l'heure qui suit, Gareth Edwards, jeune réalisateur anglais auquel ont été confiés les 215 millions de dollars de budget du 60e anniversaire de Godzilla, fait monter la sauce sans montrer le bout de la queue d’un monstre. Mais quand il(s) arrive (nt) enfin, c’est la (très GROSSE !) claque . Une heure de destructions massives en relief 3D : on tremble, on sursaute, on rit comme sur un grand huit. Jubilatoire! Le Godzilla de Roland Emmerich (1998) est largement enfoncé. Tous les codes de la saga (28 films à ce jour) sont, cette fois, respectés, amplifiés et poussés à leurs (dernières) extrémités. Avec le génie visuel et narratif d’un jeune Spielberg, Gareth Edwards signe le blockbuster le plus jouissif qu’on ait vu depuis Rencontres du 3e Type et Jurassic Park, réunis. Logiquement, son Godzilla devrait tout écraser aussi au Box-office.