Être Spider-Man, quoi de plus grisant? Peter Parker (Andrew Garfield) trouve son bonheur entre sa vie de héros, bondissant d’un gratte-ciel à l’autre, et les doux moments passés aux côtés de sa petite amie Gwen (Emma Stone). Mais être Spider-Man a un prix : il est le seul à pouvoir protéger ses concitoyens new-yorkais des abominables méchants qui menacent la ville. Face à Electro (Jamie Foxx), Peter devra affronter un ennemi nettement plus puissant que lui. Au retour de son vieil ami Harry Osborn (Dane HeHaan), il se rend compte que tous ses ennemis ont un point commun : OsCorp, la société fondée par le père d’Harry...

Toujours aux commandes de la deuxième saga spider-man, l’excellent Marc Webb continue de rafraîchir l’image du super-héros new yorkais qui n’est plus le gamin complexé et pétri de culpabilité de la première série, mais un jeune et beau garçon, jouissant de ses supers pouvoirs comme d’une nouvelle voiture de sport (ou d’une nouvelle console de jeux). Ce qui ne va pas l’empêcher d’avoir de sérieux ennuis et de devoir affronter son destin dans ce deuxième épisode. Doté d’un budget pharaonique (200 millions de dollars) et long de plus de deux heures, Le Destin d’un héros se hisse à la hauteur des plus grandes réussites de la franchise Marvel (Avengers, Iron Man) et va concurrencer Captain America 2, qui n’a pas encore fini sa carrière sur les écrans français.Outre l’attachement particulier qu’on peut avoir pour le personnage de l’Araignée (notre super-héros de cœur), le film de Marc Webb fait la différence par la qualité des effets spéciaux et de la 3D avec une utilisation massive du Bullet Time, ce procédé de ralenti inauguré dans Matrix, que la 3D rend encore plus spectaculaire. La scène de combat avec Electro à Time Square et celle dite de l’horloge feront date dans l’histoire des effets spéciaux au cinéma.