On l’avait laissée l’an dernier en maîtresse dominatrice et meurtrière de Benoît Poelvoorde/Edouard Stern dans Une histoire d’amour le thriller sado maso d’Hélène Fillières.On la retrouve en Perla, sage compagne d’un Ara de Spix bleu prénommé Blu dans Rio 2, suite du dessin animé à succès de la Fox.Une aventure qui va conduire Perla et Blu (doublé par Lorant Deutsch dans la version française) au fin fond de l’Amazonie à la recherche de la dernière colonie de Aras bleus.
Avant d’inaugurer sa statue au musée Grévin, Lætitia a répondu à quelques questions sur le film, sa carrière d’actrice et Saint Laurent…

Dans le film, Perla pousse Blu à quitter le confort de la grande ville pour s’installer dans la jungle.C’est un choix que vous pourriez faire?
Absolument.Je suis plutôt campagne et nature sauvage.Entre la Corse et la Normandie, je suis servie. L’Amazonie, c’est peut-être un peu extrême…

Heureuse que le succès de Rio ait permis d’en faire une suite?
Oui, j’ai eu beaucoup de plaisir à reprendre ce rôle. Rio est un très beau dessin animé, qui plaît aux adultes comme aux enfants.J’aime l’idée de fidélité à ce personnage qui a évolué entre les deux films et est désormais mère de famille mais a gardé son caractère aventureux.

Vos enfants sont contents d’avoir une maman qui est aussi un personnage de dessin animé?
Les enfants ont la capacité de faire abstraction de ce genre de considération, d’être totalement dans le film et d’aimer les personnages pour eux-mêmes. Ils posent des questions après le film, mais pendant, ils oublient que c’est leur mère qui double Perla. Et c’est tant mieux, d’ailleurs!
L’insuccès de certains films auxquels vous avez participé vous touche-t-il?
Au début, j’étais bouleversée.Je ne comprenais pas pourquoi un film ne marchait pas. Avec le temps, j’ arrive à prendre du recul, tout en continuant à me donner entièrement.A chaque fois, on a l’impression de recommencer à zéro. J’arrive toujours sur le plateau avec la peur au ventre.
Avoir sa statue au musée Grévin, ça fait quel effet?

C’est étrange, parce que j’y allais quand j’étais enfant et jamais je n’aurais pensé y avoir ma statue un jour. C’est une forme de reconnaissance que je respecte, mais j’arrive à prendre de la distance par rapport à ça. Je me dis que j’en recupererai bien une pour l’envoyer au taf à m place de temps en temps (rires).Pour la Marianne, j’étais plus à fond parce que je jouais une résistante à ce moment-là. J’étais dans le personnage et ça me paraissait important.J’aurais d’ailleurs aimé faire plus de choses autour de ça, mais je me suis vite aperçue que c’était juste une histoire d’image.

On dirait qu’aucun honneur, aucun succès ne peut vous éblouir…
Des rencontres, des rôles peuvent m’éblouir, mais pas le succès.J’ai tellement vécu le glamour dans le milieu de la mode que je n’ai pas du tout envie de revivre ça dans ma carrière au cinéma !
En parlant de mode, avez-vous vu le film sur Yves Saint Laurent dont vous avez été la dernière égérie?
Non et je n’irai pas le voir.Pas plus que celui de Bertrand Bonello.C’est extrêmement difficile, quand on a connu une personne aussi intimement, de voir un film qui lui est consacré. Je n’ai pas envie que cela modifie l’image que j’ai gardée de lui. Ce fut une vraie rencontre, comme on n’en fait qu’une seule dans sa vie. Saint Laurent était un être à part, qui a eu et a encore une grande influence sur moi, tant sur ma vie de femme que sur ma carrière. J’ai envie de garder cette histoire-là pour moi.