Après les événements cataclysmiques de New York relatés dans Avengers, Steve Rogers alias Captain America (Chris Evans) vit tranquillement à Washington, D.C. en faisant de son mieux pour s’adapter au monde moderne. Mais quand Nick Fury, le patron du S.H.I.E.L.D. est attaqué par surprise dans sa voiture par un commando surarmé, Steve doit reprendre du service illico.Il va se retrouver impliqué dans un réseau d’intrigues qui menace l’existence même du S.H.I.E.L.D et la vie de millions d’individus.Aidé de Black Widow (Scarlett Johansson), Captain America va devoir déjouer une conspiration de plus en plus tentaculaire et échapper aux tueurs ennemis, dont l’invincible Soldat de l’hiver (Sebastian Stan).Leur nouvel allié volant, Le Faucon (Sam Wilson), suffira-t-il à aider le Captain et Black Widow à vaincre l’adversité ?

Après un premier épisode un peu mou du genou, Marvel et Disney ont sérieusement mis le turbodans ce nouvel épisode pour faire de Captain America une licence digne de Spiderman et de Iron Man. Ils y sont parvenu, grâce à un gros travail sur le scénario et à la réalisation musclée des frères Russo, fans de comics depuis leur plus jeune âge.
Bien que très centré sur les combats et les effets spéciaux, impressionnants comme il se doit, Le soldat de l’hiver aborde des thèmes adultes et d’actualité comme la paranoïa sécuritaire, l’abandon de la vie privée ou l’adaptation au modernisme.
Sans être aussi noir que le Dark Knight de Christopher Nolan, Captain America cherche clairement à s’inscrire dans cette veine, avec un héros tourmenté par son déracinement temporel, défenseur de valeurs en voie de disparition, et des vilains complexes, comme le «Soldat de l’hiver» ou le patron du groupe ennemi, dont l’apparition est une belle surprise, en même temps qu’un joli clin d’œil aux films d’espionnage des années 70.
Captain America 2 réussit ainsi l’exploit d’être aussi puissant dans l’action pure qu’Avengers (la scène de l’assaut de la voiture blindée de Nick Fury restera dans les annales) et aussi complexe scénaristiquement qu’un Jason Bourne, avec des héros aussi attachants que ceux de Spiderman ou d’Iron Man (Nick Fury pour la première fois en situation de faiblesse, Black Widow toujours aussi dangereusement sexy…) . On en finit même par oublier la fadeur de Chris Evans dans le rôle-titre. C’est dire !