À trente ans, Ben (Manu Payet), adulescent attardé, est sur le point d’enfin se décider à épouser Juliette (Anaïs Demoustier). Sa petite vie tranquille et sans danger va basculer lorsqu’il retombe sur la personne qu’il a secrètement le plus envie de revoir : Vanessa (Emmanuelle Chriqui), la bombe du lycée que tous les garçons rêvaient de séduire et qui ne l’avait seulement jamais calculé. Après un long séjour aux States, elle est de retour à Paris et n’y connaît, aujourd’hui, plus personne…sauf lui!

Depuis Tout ce qui brille et, surtout Radiostars, Manu Payet bénéficie d’un fort capital de sympathie auprès du public jeune et de l’étrange mansuétude d‘une grande partie de la critique, prompte à oublier toutes les panouilles dans lesquelles il se commet. Ceci expliquant cela, le voici bombardé à la tête de son « premier film », co-écrit avec le réalisateur de Radiostars, RomainLevy, et co-réalisé avec le cadreur du même film, Rodolphe Lauga. Une comédie romantique « à la française », c’est-à-dire essentiellement moche, parisianiste, sans le moindre rythme, au casting interchangeable et au scénario indigent. Même le titre, inspiré des statuts Facebook, est à côté de la plaque (Ben et Vanessa doivent être les seuls trentenaires au monde à ne pas utiliser le réseau social pour retrouver d’anciens camarades de lycée). Quelques efforts bienvenus sur les dialogues, pas trop mal écrits, ne sauvent pas l’ensemble de la médiocrité crasse.
Ce qui n’a pas empêché le jury du festival de l’Alpe d’Huez, d’habitude mieux avisé, de lui décerner son Grand Prix. Comprenne qui pourra…