Ouvrier sur un chantier de construction, Emmet est un petit personnage banal et conventionnel, que personne ne remarque.Jusqu’à ce qu’un concours de circonstances le fasse prendre par erreur pour un être extraordinaire, seul capable de sauver le monde. Il se retrouve alors entraîné,avec Batman et d’autres héros, dans un périple des plus mouvementés, afin de mettre hors d’état de nuire un redoutable despote qui menace de détruire le monde des Lego. Le pauvre Emmet n’est absolument pas prêt à relever un tel défi. À moins que…

Avouons qu’on y allait à reculons.Après les jouets, les jeux vidéos, le film Lego?Oui, mais bof! Pas trop envie de subir 1h40 de pub pour des boîtes de jeu à construire… Et là, c’est la claque.La Grande aventure Lego, c’est Toy Story sous acide : une heure quarante de délire visuel et scénaristique, dont on ressort proprement halluciné.On ne sait pas à quoi ont carburé les scénaristes et les dialoguistes, mais c’était du brutal, comme diraient Les Tontons.
Qui eut cru que l’univers figé des briquettes Lego pourrait inspirer autant de gags, d’inventions visuelles, de prouesses d’animation en stop motion,de bons mots et de clins d’œil cinéphiles (l’arrivée des personnages de Star Wars vaut son pesant de sabres lasers en plastique)? C’est presque trop pour un seul film. Que vont-ils pouvoir inventer pour la suite?En attendant, le film de Phil Lord et Chris Miller (21Jump Street, Tempête de boulettes géantes) est la première très bonne surprise de ce début d’année cinématographique. Qu’on se le dise!