Maintenant que les tablettes sont définitivement entrées dans les mœurs, si on passait à la liseuse électronique?Comment ça, c’est pareil? Mais pas du tout! Une tablette devrait servir à tout, sauf à lire des livres. C’est lourd, difficile à tenir, ça fait mal aux yeux et ça se décharge à une vitesse scandaleuse. Une liseuse, au contraire, c’est léger, ça se tient d’une seule main sans effort, ça tient la charge plus d’une semaine et, grâce à l’encre électronique, pour les yeux, c’est exactement pareil qui si vous lisiez un livre papier. En plus, on peut stocker une bibliothèque entière et télécharger, dans la seconde, n’importe quelle nouveauté de librairie.Convaincu de ces avantages, mais pas encore tout à fait prêt à jeter mes précieux bouquins au feu, je me suis fait prêter la nouvelle liseuse Kindle Paperwhite d’Amazon, pour voir si, par hasard, je ne pourrais quand même pas faire un peu de place sur mes étagères et économiser quelques allers retours chez le libraire (je sais, c’est mal).

Au déballage, l’objet est séduisant.Les liseuses que j’ai pu prendre en main jusqu’ici faisaient vraiment bas de gamme.La Paperwhite, au contraire, est presque aussi chic qu’un iPad mini.Surtout lorsqu’on la glisse dans son étui en cuir (+35 €).A l’allumage, l’écran déçoit évidemment un peu l’utilisateur de tablettes que je suis.C’est du noir et blanc, la définition n’est pas terrible, le contact est un peu rêche et le temps de réaction un peu long. Mais grâce à son nouveau processeur, à l’éclairage intégré nouvelle génération et à une nouvelle technologie d’affichage, la Paperwhite est beaucoup plus agréable et plus rapide d’utilisation que ses aînées.Elle se connecte en wifi ou en 3G (+60 € à l’achat, mais pas besoin de forfait : Amazon offre les connexions). On crée son compte en quelques clics et on peut accéder tout de suite à la boutique en ligne (2 millions de livres en stock, dont 125000 en français). Toutes les nouveautés y sont et se téléchargent en quelques secondes à un prix inférieur de 5 à 6 € à celui de l’équivalent papier. On peut aussi acheter des magazines, des journaux et des BD mais pour ça, je préfère ma tablette.Le noir et blanc et les photos mal définies, non merci…

Comme un livre de poche ultra fin

Une fois téléchargés, les livres sont stockés sur l’écran d’accueil, qui se partage entre vos achats et la promo des dernières parutions (extraits offerts en téléchargement). Un clic du doigt sur la couverture et le livre s’ouvre à la dernière page lue qui a été automatiquement mémorisée.C’est comme si vous aviez un livre de poche ultra fin entre les mains. Les pages se tournent d’un simple effleurement (à droite pour la suivante, à gauche pour la précédente) et s’affichent instantanément.Ce qui manque un peu, à l’usage, c’est la facilité à se repérer dans le livre, à revenir au début, à passer un chapitre, à consulter le sommaire, à regarder la couverture ou la quatrième. La Paperwhite permet de faire tout ça beaucoup mieux que la plupart des autres liseuses, mais ça reste fastidieux. J’apprécie, par contre, qu’elle m’indique en bas de page le temps de lecture restant dans le chapitre en cours et qu’une simple pression sur un mot ouvre le dictionnaire encyclopédique (chaque mot consulté est automatiquement stocké dans un dictionnaire personnel pour en faciliter l’apprentissage : utile pour les livres en langue étrangère).

En conclusion
Sans entrer dans le détail des nombreuses fonctionnalités, cet essai de quelques jours m’a renforcé dans l’idée qu’une liseuse électronique, même aussi sophistiquée que la Paperwhite, ne remplacera jamais un beau livre.Par contre, c’est idéal pour une lecture quotidienne dans les transports, au lit (en cas d’insomnie, on peut lire sans allumer la lumière et l’éclairage est si faible qu’il ne réveillera pas votre conjoint), en vacances (finis les sacs de livres à charrier) et en V.O (nombreuses langues disponibles avec dictionnaires intégrés). S’en servir pour travailler sur un livre est un vrai plus : on peut prendre des notes, surligner des passages et les copier, envoyer une citation sur Twitter et Facebook d’un clic, marquer des pages pour pouvoir y revenir…Tout se fait très simplement et efficacement. La liseuse électronique devrait donc rapidement devenir indispensable aux gros lecteurs, aux étudiants et aux critiques littéraires.

La Kindle Paperwhite est vendue 129€ (189 € pour la version 3G) sur le site d’Amazon.