Inspiré par le fameux concepteur d’avions Giovanni Caproni, Jiro rêve de voler et de dessiner de magnifiques avions. Mais sa mauvaise vue l’empêche de devenir pilote, et il se fait engager dans le département aéronautique d’une importante entreprise d’ingénierie en 1927. Son génie l’impose rapidement comme l’un des plus grands ingénieurs du monde. Hélas, la guerre va transformer ses créations en redoutables machines de mort…

Hayao Miyazaki fait l’objet d’un véritable culte chez les amateurs de films d’animation, qui le considèrent comme le maître absolu du genre.
Annoncé comme son dernier film (à 73 ans, le réalisateur japonais aspire à une légitime retraite), Le Vent se lève devrait donc connaître encore plus de succès que les précédents (Le Voyage de Chihiro, Le Château dans le ciel, Porco Rosso…), déjà considérés comme des chefs-d'œuvre.
Moins onirique que ses prédécesseurs, Le Vent se lève est une sorte de biopic romancé de l’inventeur du Zero, l’avion des kamikazes de l’armée impériale. La vie du héros se confond avec les événements qui ont marqué l’histoire du siècle au pays du Soleil Levant, donnant au film un vrai souffle romanesque.Miyazaki en tire une réflexion un peu amère sur la création détournée de son sens par les besoins militaires et livre un beau portrait d’homme, pris dans la tourmente de son époque.
C’est de toute beauté, mais si on est insensible à l’esthétique manga et peu féru d’aéronautique, on risque quand même de trouver le temps un peu long.