Gaby (Gabriel Acand) est éleveur de moutons dans une ferme qu’il a héritée de son père. Il y vit seul depuis que ses filles sont parties s’installer à Montréal. Dans cette région reculée, la crise économique contraint de plus en plus les paysans à céder leurs propriétés. Gaby, lui, résiste. Sa ferme est sa seule raison de vivre. Jusqu’au jour où sa fille Marie (Luce Laurier) acculée par des problèmes financiers, lui demande de l’aide. Gaby, chez qui le sentiment de paternité est particulièrement développé, décide de vendre la ferme pour l’aider…
Présenté à la Semaine de la Critique lors du dernier festival de Cannes, ce drame familial bucolique de Sébastien Pilote y a reçu le prix de la société des auteurs (SACD).
Assez linéaire et sans grande surprise dans sa progression dramatique, il vaut surtout pour la description soignée du milieu des éleveurs frappé par la crise et l’exode rural, pour la qualité de la photo (magnifiques paysages de la campagne québécoise) et celle de l’interprétation. Gabriel Arcand, dans un rôle qu’aurait pu jouer le Robert Redford de All is Lost, y campe un père peu communicatif, mais prêt à tous les sacrifices.