Dans une Afrique du Sud encore hantée par l’apartheid, deux policiers, un noir placide et respectueux de la loi (Forest Whitaker) et un jeune blanc, marginal et tête brûlée (Orlando Bloom), pourchassent le meurtrier sauvage d’une jeune adolescente. Des Townships de Capetown aux luxueuses villas du bord de mer, cette enquête va bouleverser la vie des deux hommes et les contraindre à affronter leurs démons intérieurs…


Adapté du polar éponyme de Caryl Ferey (Grand Prix du Roman Noir français) et présenté en clôture du festival de Cannes 2013, Zulu permet au réalisateur Jérome Salle de rompre avec la saga Largo Winch, en signant un film plus adulte aux ambitions internationales affichées.
De facture classique, Zulu est un thriller noir et violent, mené tambour battant.Si on ne savait pas que le réalisateur est français, on jurerait une production hollywoodienne standard : sans génie, mais efficace. Le film trouve néanmoins un supplément d’âme et d’exotisme dans le contexte sud africain, qui lui permet de revisiter les thèmes rebattus de la vengeance et du pardon.
Les scènes filmées dans les townships et dans le désert de Namibie changent des environnements urbains habituels.Par contre, le montage épileptique des scènes d’action et des fusillades commence à avoir fait son temps. Ce serait bien qu’un autre modèle émerge un de ces jours.
Coté casting, c’est un sans-faute.Les acteurs recrutés sur place, professionnels ou non, sont impeccables et Forest Whitaker est, comme toujours, parfait en flic zulu pétri d’humanité.Mais c’est Orlando Bloom qui crée véritablement la surprise.Son personnage de jeune flic blanc en rupture change agréablement de ses emplois habituels d’archer ou de jeune premier (Le Seigneur des anneaux, Pirates des Caraïbes).
Tout cela donne, au final, un film très recommandable.