2031: nouvelle ère glaciaire. Les derniers survivants de l’humanité ont pris place à bord du Snowpiercer, un train gigantesque condamné à tourner autour de la Terre sans jamais s’arrêter. Dans ce microcosme futuriste de métal fendant la glace, s’est recréée une hiérarchie des classes contre laquelle une poignée d’hommes entraînés par l’un d’eux tente de lutter. Car l’être humain ne changera jamais…

Superbement adapté de la Bande Dessinée de Lob, Rochette et Legrand par le réalisateur Coréen Bong Joon Ho (The Host, Mother), Le Transperceneige séduit par sa magnifiscence visuelle, ses changements de ton constants (entre thriller politique, film d’horreur, fantastique et comédie macabre) , son interprétation au sommet (avec, au premier chef, une Tilda Swinton, presque méconnaissable) et par la virtuosité d’une mise en scène constamment inventive (la caméra de Bong Joon Ho virevolte dans l’espace pourtant réduit des wagons).
Cependant, la trop grande fidélité à l’univers de la BD, empêche le film de vraiment décoller vers autre chose qu’une adaptation soignée.Passés la curiosité de la découverte des premières séquences et l’effet waouh ! des vues du train fonçant dans des paysages glaciaires, on s’ennuie un peu dans la répétition des scènes de traversées de wagons, ponctuées de bagarres chorégraphiées comme dans un jeu vidéo. Une fois le principe de progression de la troupe des manants vers la tête du train installé, le film ne quitte plus les rails sur lesquels il est lancé et s’achemine, sans surprise, vers un final philosophico -verbeux, long comme un tour du monde en train. La parabole écologique et politique manque par trop de nuances et de profondeur pour être vraiment édifiante et les invraissemblances abondent.
Reste un beau livre d’images animées, qu’on oublie aussitôt refermé.