A moins d’avoir passé les deux dernières semaines sur la lune, vous savez probablement que GTA V est LE jeu vidéo de l’année (voire de la décennie).Trois jours après sa sortie, le cinquième épisode de Grand Theft Auto, franchise vedette de la société Rockstar, avait déjà amassé un milliard de dollars de recettes.Record absolu pour un jeu vidéo.Un million de boîtes de jeu pour PS3 et Xbox 360 se sont écoulées depuis rien qu’en France.
Alors que quelques fanatiques se vantent déjà d’avoir fini la campagne solo (estimée à une centaine d’heures!), que le buzz autour du jeu semblait en passe de se calmer et que les joueurs (et compagnons de joueurs) pouvaient légitimement aspirer à retrouver une vie sociale décente, Rockstar a lancé en début de semaine la version multijoueurs de GTA V, baptisée GTA V Online. Et c’est comme si un nouveau monde s’était ouvert aux fans de la franchise. Le « monde ouvert » de GTA n’avait déjà presque pas de limites, dans la version online, toutes les frontières semblent avoir explosé.C’est comme si les Sims avaient envahi Second Life, avec un arsenal d’armes de destruction massive et toute une flotte de guerre : avions, voitures, bateaux, motos, jet-skis, hélicoptères…

500 missions

La version en ligne de GTA V est accessible gratuitement depuis le menu principal du jeu.Il faut commencer par créer son avatar en choisissant un profil génétique pour ses parents et ses grands parents.Une fois l’avatar généré par la machine (on peut quand même choisir son look), il s’ajoute dans le menu à celui des trois héros de GTAV. Ilsuffit alors de cliquer dessus pour être instantanément téléporté dans le jeu en ligne. La carte de Los Santos (Los Angeles, version GTA) peut accueillir jusqu’à 16 joueurs maximum.On peut donc y inviter ses amis et s’en faire d’autres…Ou pas! Les mœurs étant ce qu’elles sont à Los Santos (dissolues et violentes), on conseillera aux plus prudents d’activer la fonction « passive » lors de leurs premières visites : ça leur évitera de se faire flinguer tout de suite. Une fois plus aguerri, par contre, rien n’empêche de former son propre gang pour effectuer une des 500 missions (bientôt 700 et le développement se poursuit).Mais attention au moment du partage du butin! Le but du jeu étant d’amasser un max de fric et de possessions terrestres (apparts, voitures…), on peut se faire détrousser à tout moment. Mieux vaut donc prendre l’habitude de planquer son pognon en lieu sûr.
Tout cela (et bien d’autres choses que vous ignorez peut-être sur GTA) est parfaitement immoral, mais c’est justement ce qui fait l’incroyable succès du jeu. Le jour du lancement du « online », les serveurs de Rockstar ont explosé, comme il fallait s’y attendre.Des joueurs se sont plaints de ne pouvoir accéder au mode online, puis d’être victimes de bugs, de ralentissements, de plantages et de pertes de données quand ils y sont enfin parvenus. Des soucis qui seront vite oubliés.Une fois immergé dans le monde de GTA, on oublie l’autre…