On n’ira pas jusqu’à écrire, comme l’a fait un de nos confrères anglais, que « Lady Di est morte pour la deuxième fois de façon atroce », mais force est de reconnaître que la « princesse du peuple » ne sort pas véritablement grandie du film d’Oliver Hirschbiegel. S’écartant du biopic classique (« Diana, sa vie, son œuvre… »), le synopsis se concentre sur l’amour impossible de la princesse, alors séparée mais pas encore divorcée, avec un chirurgien pakistanais, quelques mois avant sa mort. Résultat : une romance à l’eau de rose sur fond de monarchie, d’ultracélébrité, de différences de classes sociales et de religion, digne de la collection Harlequin.
Basé sur le livre de Kate Snell (Le dernier amour de Diana), le film soutient la thèse audacieuse selon laquelle Diana, encore amoureuse de son beau chirurgien, aurait mis en scène, avec la complicité d’un paparazzi, ses vacances sur le bateau de Dodi Al Fayed, à seule fin de le rendre jaloux et de le reconquérir. Une stratégie qui la conduisit droit dans le mur. Au propre comme au figuré…