C’est l’été à Tanger. Une famille se réunit dans la propriété familiale suite au décès du patriarche , fondateur d'un empire commercial florissant (Omar Sharif), qui n’a laissé derrière lui que des femmes. Tout va basculer avec l’arrivée de Sofia (Morjana Alaloui), la petite dernière, qui a osé quitter le giron familial pour faire fait sa vie ailleurs. Actrice n’interprétant que des rôles de terroristes dans des séries US, elle arrive de New York après des années d'absence, accompagnée du petit garçon qu'elle a eu avec un acteur américain plus ou moins célèbre. Son retour va être l'occasion de régler ses comptes avec ses sœurs et de bouleverser l’ordre établi depuis toujours. Entre rire et larmes, une hystérie collective va mener chacune de ces femmes à se révéler à elle-même...


Beaucoup de bonnes intentions et quelques belles images (on voudrait l'adresse de la maison pour nos prochaines vacances à Tanger) ne font, hélas, pas un bon film. Malgré son titre emprunté au groupe punk anglais The Clash, Rock The Casbah n'a vraiment rien de rock et ne se passe pas à la casbah, mais dans la grande bourgeoisie de Tanger. On dirait Tout le monde s'embrasse en version marocaine ! Les ficelles scénaristiques sont dignes d'un téléfilm, la fin est plus sucrée qu'une pâtisserie tunisienne et les actrices (pourtant plutôt excellentes) ont le plus grand mal à hisser leur personnage au dessus de l'archétype (la rebelle, la frustrée, la coincée, la marâtre, l'esclave domestique...). Si on est de bonne composition, on peut trouver ça « gentil ». Mais « mièvre », vient plus naturellement à l'esprit.