«David Lynch rencontre Michael Haneke», «Un Funny Games, vraiment Funny» , «Un Theoreme diabolique» , «Un Ovni»...ARP, qui distribue le nouveau film d’Alex Van Warmerdam (La Robe, Les habitants) n’aura pas besoin chercher bien loin les slogans publicitaires pour donner aux spectateurs l’envie de voir Borgman.Les festivaliers internautes et mobinautes ont déjà fait le boulot à la sortie de la projection de presse. Visiblement, le film les a inspirés.
Borgman raconte l’étrange et horrifique histoire d’un homme, Camiel Borgman (Jan Bijvoet) , chef d’une sorte de secte dont les membres vivent cachés sous terre.Débusqué par ses ennemis (dont un prêtre armé d’un fusil), il se réfugie dans la propriété d’une famille aisée et parvient à séduire la mère de famille, pour qu’elle l’installe chez elle et qu’il finisse par prendre la place de son mari. Pour cela, Borgman ne recule devant aucune manipulation (y compris physique) et fait éliminer par les autres membres de la secte tous ceux qui pourraient se mettre en travers de son noir dessein...
Entamé sur un mode suréaliste mais drôle, le film vire à la farce macabre puis au thriller mental et se termine comme il a commencé sur de grands points d’interrogation. Au delà de son esthétique soignée et d’une mise en scène au scalpel, de quoi nous parle le film d’Alex Van Warderman?
Difficile à dire.De la perméabilité de nos sociétés aux forces du mal, probablement. Mais fallait-il deux heures pour illustrer le sujet? Sans doute pas. La première partie est assez formidable, dans la seconde le scénario s’enlise, devient glauque et part en quenouille.
Pétard à mèche lente, censé dynamiter la torpeur festivalière, Borgman finit par faire pschiit.