Au Mexique, Juan et sa jeune famille ont quitté la ville pour s’installer à la campagne. Là, ils profitent et souffrent d’un monde qui voit la vie différemment. Juan se demande si ces mondes sont complémentaires, ou bien s’ils s’affrontent inconsciemment pour s’éliminer entre eux.

Gag du Festival de Cannes 2012 , où le jury de Nanni Moretti lui a decerné un prix de la mise en scène qui fait encore rire (jaune) tout le monde, Post Tenebras Lux, du mexicain Carlos Reygadas (Japon, Lumière Silencieuse) peut se flatter d’ être parvenu à cumuler toutes les tares de l’auteurisme le plus radical, plus une : il est flou d’un bout à l’autre !
Au début, on croit à un défaut de projection: l’image est trouble et se dédouble par endroits, comme si l’objectif avait pris l’eau. Mais non, c’est un choix esthétique assumé. Le spectateur verra donc Post Tenebras Lux comme s’il était en 3D et qu’on avait oublié de lui donner des lunettes. Ce n’est, somme toute, pas très grave puisqu’il n’y a pas grand chose à voir et encore moins, semble-t-il, à comprendre dans ce collage de souvenirs hétéroclites d’un couple bourgeois qui vit mal son installation dans les rudes montagnes de Tepotzlan. Attention, tout de même : en plus de faire mal aux yeux, ce film contient des scènes de violence explicites envers les arbres, les chiens et les chansons de Neil Young.