Une psychothérapeute pratiquant l’hypnose (Rosario Dawson) est embauchée par un braqueur (Vincent Cassel) pour aider un de ses complices frappé d’amnésie (James McAvoy ) à se souvenir où il a caché une toile de maitre volée dans une salle des ventes. Mais le patient est si traumatisé et la thérapie si puissante qu‘assez vite, il devient difficile de distinguer ce qui relève du souvenir ou de l’invention, mais surtout qui manipule qui ?

Qu’on aime ou non ses films (il est de bon ton de trouver le cinéma de Danny Boyle « vulgaire »), il faut leur reconnaitre un effet « waou» qui les apparente à un tour de montagnes russes. Trance ne failit pas à la règle. Commencé comme un film de hold up relativement classique, le film vire rapidement au thriller mental à la Inception et vous embarque si bien, de twists en twists, qu’à la fin on n’est plus sur d’avoir bien compris le début. A moins que ce ne soit le sex appeal cumulé de Rosario Dawson et Vincent Cassel qui produise cet effet ? Malgré tout, le film ressemble plus à un petit exercice de style pour se remettre en selle après les JO qu’à une œuvre majeure de son auteur : plutôt du niveau d' Une vie moins ordinaire que de Trainspotting ou Slumdog Millionaire