About this blog

  • 56 posts
  • 8 675 visits
October 2009
  Sun Mon Tue Wed Thu Fri Sat  
          1 2 3  
  4 5 6 7 8 9 10  
  11 12 13 14 15 16 17  
  18 19 20 21 22 23 24  
  25 26 27 28 29 30 31  

Archives

October 30, 2009

Dis ... Tu m'aimes ?



Ce soir, je voudrais vous présenter mon amour à moi. Mes copines m'ont souvent demandé si j'avais quelqu'un dans ma vie et maintenant, elle voudraient bien le connaître. A mes parents, je leur ai dis que j'avais trouvé mon ame soeur et que j'étais heureuse ... Et pour eux ça leur suffisais.

Mon amour n'est pas pareil aux autres, pas comme ces machots que je peux rencontrer tous les jours au boulot. Et puis, il n'est pas exigent question télévision. J'ai de la chance c'est vrai car il a les mêmes goûts que moi. Style vieux films romantiques. Et ça me fait le même coup à chaque fois ... de pleurer comme une madeleine ...
C'est tout moi ça ! ... et lui, il est toujours là pour venir me sécher les larmes. Il est un amour ... et il le sais bien.

J'ai besoin de lui, de sa chaleur et de son réconfort. Ben oui ... et lui, il est toujours là pour m'écouter et me laisser pleurer sur son épaule lors de mes coups de déprime. Et alors, l'un contre l'autre ... je lui fais part de mes confidences, bref je lui dis tout ... et rien que pour cela, je lui remercie d'exister.

Je dois aussi ajouter qu'il ne dit pas gransd chose, oui rien malgré tous mes reproches. Et pourtant .... j'en avais beaucoup à lui faire ça c'est sûr ! Tout d'abord, il ne fait rien de ses journées et il reste là à m'attendre au fond de son lit ... Il n'aime pas sortir, plutôt du genre casanier ... et c'est moi qui dois me taper les courses et sortir les poubelles ...

Et moi, comme une c..., j'ai tout accepté ! Je l'ai cajolé, lavé, blanchi et je lui ai même recoussu ses fonds de culotte .... Oui, moi ! Je ne sais pas pourquoi ... Mais bon, je lui pardonne alors sa flemmardise. Quand je le vois le matin avachi, avec son air fatigué, j'aurais bien envie de le secouer pour tenter de lui redonner une prestance, une meilleure image de lui-même ... et pourtant ... mon amour àmoi, il a le chic pour savoir m'accueillir et me laisser me blottir là tout contre lui.

C'est vrai que des fois, je ne le supporte plus, je ne veux plus le voir et je ne peux plus l'encadrer ... alors je lui tourne le dos. Et puis, je l'avoue ... je dois admettre avoir été tenté par de nouvelles rencontres, oui tenter d'aller voir ailleurs. Pas plus tard qu'hier, en faisant mes courses, j'en ai vu des beaux ... tous endimanchés ... Mais ces envies ne durent pas longtemps car j'ai besoin de retrouver mon amour, de sentir son contact et sa chaleur.

C'est mon amour à moi , mais devinez qui s'est ?

...

Published at 21:41 ( 17 comments / 60 visits )
This post is public

October 24, 2009

Mamilo

Un petit appartement d'un quartier de province. C'est là qu'habite Mamilo. C'est une charmante grand-mère qui, malgré son âge, a la bougeotte, toujours occupée qu'elle était à oeuvrer dans différentes associations de son quartier.
Mamilo vit seule. C'est vrai, elle n'a pas eu d'enfant et les hommes, elle n'avait pas su les retenir. Elle se donne pourtant le droit de croire qu'elle est toujours capable de créer, par elle-même, quelque chose.


Pour sûr, Mamilo ne laissait pas indifférent les habitants du quartier et on pouvait la rencontrer tous les jours autour des différents commerces ou simplement, devant chez elle, occupée à arranger les bordures de son balcon fleuri.
Mamilo, elle est vraiment coquette, toujours à la quête d'un nouveau tissu ou d'une broderie pour orner des cousins ou alors d'un parfum piquant qui puisse faire pincer le nez des grands-mères de la maison de retraite où elle venait apporter son sourire.


Mamilo, c'est la joie de vivre et une volonté de donner du soleil à la vie et à ses amies de son quartier. De même, elle n'a pas peur du ridicule, ça c'est bien vrai, et elle est toujours prête à débuter un nouveau loisir. Par exemple, récemment, elle s'était lancée avec gourmandise dans des travaux de poterie. Et l'idée d'avoir le droit de se salir les mains l'avait fait bien rigoler.

Ces jours-ci, on avait tout de même remarqué qu'elle était moins présente et plus enclin à rester chez elle. Ses amies la disaient fatiguée mais elle ne voulait pas le montrer, retrouvant souvent son pimpant et son sourire, toujours prête à faire l'andouille pour masquer son désarroi lors de ces longues veillées qu'elle adorait organiser.

C'est avec une grande tristesse que les habitants de son quartier ont appris son décès. Une amie proche la retrouvait ce jour-là assise dans son fauteuil. Elle avait dans une main son chère agenda serré contre sa poitrine et, à côté d'elle, une partie de ses "enfants" : une belle nappe brodée, une cruche en terre cuite et un pot de fleur décoré avec, dedans, des marguerites de son balcon.

Mamilo nous disait avoir tant de vies à vivre et de mondes à explorer. Pourtant, elle avait toujours un moment pour nous mais avouait n'avoir jamais le temps de se poser et de penser un peu à elle. Mamilo va nous manquer, c'est sûr, mais on lui souhaite un bon repos.

Published at 20:49 ( 16 comments / 45 visits )
This post is public

October 8, 2009

Coucher de soleil


Rien de plus banal qu'un beau coucher de soleil sur une plage, le soir, après une chaude journée d'été ... Et puis ce ciel enflammé qui s'éternise devant nous pendant que l'astre rouge s'éloigne à l'horizon ...

Mais pour vous, cela vous fait penser à quoi ? ... ou alors cela vous rappelle quel souvenir ?

...

Bon, je me lance ...

Pour moi, c'est l'occasion de raviver bien des souvenirs de ma mémoire ...

Oui, je me souviens de ces doux moments de complicité que nous passions ensemble main dans la main le long de cette lagune. On était là à profiter de l'instant présent sans chercher à nous préoccuper de ce que sera pour nous demain ...

Tu te souviens ? ...
C'était peu de temps après que l'on se soit rencontré et c'était ici que nous nous sommes dit oui pour la première avec le soleil comme témoin ... Nous avions alors décidé de nous marier et avons eu de beaux enfants.

Je me souviens, c'est vrai ... Certes, nous avons eu des moments difficiles et des printemps orageux mais, malgré tout, nous étions heureux, oui nous étions vraiment heureux ...

Toi et moi, nous ne voulions pas voir finir ces soirées d'été et pourtant, aujourd'hui, je donnerai tant pour revivre ces moments avec toi ...

Je sais que cette douleur en moi aurait pu ne jamais exister et nos chemins se croiser mais c'est avec toi que j'avais choisi de construire ma vie. Je me souviens bien de ce jour-là, de tes beaux yeux bleus et de ta chevelure envoûtante que je ne pouvais pas ne pas remarquer.

C'était une de ces soirées de printemps où tu disais étirer ton ennui attablée à une terrasse. Et c'était alors pour moi comme une évidence.

Je me souviens aussi de ton joli sourire et de nos fous rires masquant notre gêne et ma maladresse ... Et puis de ces anniversaires en famille, avec les enfants, et nos souhaits de bonheur qui ponctuent les fins d'années.

Aujourd'hui, je suis là assis seul sur cette plage et j'ai peur.
Pourtant, je sais que je dois accepter de me reconstruire un lendemain. Je dois essayer de mettre de côté mes souvenirs et donner une plus grande place à l'arrivée de nouveaux.

Oui, je dois réussir à me créer un nouvel avenir sans toi mais avec l'aide de nos enfants.

....



Published at 10:53 ( 11 comments / 65 visits )
This post is public

September 25, 2009

Comme un escargot

Ce lundi matin, je me suis senti penaud et lourd, lesté de douleurs. Un mal de dos est venu se rappeler à moi dans ma demeure.
Je suis chez moi et j'essaie de déplacer mon corps comme je peux, immobilisé qu'il est par l'appréhension. Je suis blessé dans mon orgueil et reste assis sur ma chaise.
Le regard dans le vague, je me sent alors si vieux.

Marché m'est devenu pénible, me lever une corvée et l'idée de m'asseoir, enfin, un calvaire. De l'amertume, j'en ai eu, c'est vrai, de ne pouvoir me mouvoir librement et d'être acteur, comme hier, de mon présent. Des secondes s'écoulent à l'horloge de mon appartement mais, pour moi, ce n'est plus hélas si important.

Mercredi, je suis sorti pour aller faire une course qui ne portait alors pas bien son nom. Dos courbé, les gens défilaient devant mes pieds et s'écartaient pour me laisser passer. Tout comme l'escargot porte sa maison, je traînait ma peine durant mon parcours. J'en avais plein le dos, bref j'en ai bavé.

L'immobilité est une petite mort mais je n'ai pas voulu afficher mon désarroi. Si aujourd'hui je vais mieux, je sais aussi ce qui est le plus important pour moi.
Puis, les yeux ouverts, assumant mes mauvais gestes et mes erreurs, je veux pouvoir envisager mon avenir sans en avoir peur.

Quelque soit son handicap, il ne faut pas laisser de place au doute. Le malin doit passer son chemin et notre moral, lui, doit fuir la déroute.

...

Published at 16:24 ( 20 comments / 73 visits )
This post is public

September 19, 2009

Loulou

Un couple, des enfants, des responsabilités et puis
un licenciement avant une dépression et un a.v.c.


Je suis assise sur ma chaise
oui, là, à côté de mon mari
de cet homme qui me met mal à l'aise,

l'amour de ma vie que j'ai tant chérie.

Toi, tu es là à te caresser la joue
pour mieux te rassurer
et te donner ainsi le droit de croire
que tu veux exister.

C'est vrai, tu as tes crises de sommeil
et des yeux bien tristes,
des voies internes qui te veillent
t'interpellent et persistent.

Moi, je sais que
derrière ton regard noir et ton autorité
se cachent un appel à l'aide
que tu me tends
avec tes questionnements répétés.

Certes, au delà de ces moment de détresse
et tes difficultés à t'exprimer,
il y a des moments plus calmes
où viennent pointer des instants de tendresse.

Avec ton sourire angoleur,

tu me regardes simplement.
Tu me dis que tu es gentil
et me demandes un baisé.
Tu réussis alors, malgré toi,
à me faire tout oublier.

Moi, je lui ai donné toutes mes larmes
et je n'ai pas le droit de l'abandonner,
le laisser seul ici et puis baisser les armes
juste penser à moi et ne pas me sacrifier.

Il y a alors des moments privilégiés
que je lui vole dehors pour parler enfin

et se confier aux commerçants du coin,
puis retrouver le courage de te retrouver
toi, tes remontrances et puis tes soupirs.

Moi, j'ai l'espoir d'un monde meilleur
une autre vie qui serai alors tout autre,
avec toi que j'aime de tout mon coeur
main dans la main et l'un contre l'autre.


Toi mon Loulou, ma déraison
Oui, toi Loulou, ma prison.

...

Published at 11:05 ( 19 comments / 62 visits )
This post is public

July 23, 2009

Le soleil est là ?



Pas de soleil ces jours-ci ...


Mais que fait donc la météo
pour nous pauvres normands !


A défaut de,

cette année ne sera pas
chez nous associée à la secheresse
ni aux incendies ...

c'est déjà ça !

Published at 19:05 ( 23 comments / 135 visits )
This post is public

June 18, 2009

Rêves et réalité

On m'avait demandé de fermer les deux yeux et moi je vous voulais pas. On m'avait expliqué tout l'intérêt que l'on pouvait trouver à faire le silence quelques minutes mais c'était pour moi trop difficile parce que moi, je voulais simplement pouvoir écrire ... Jetant un coup d'oeil autour de moi, c'est bon, j'y vais ..


Vaste prairie, verte contrée ... et bien oui, moi, je suis assis, les yeux fermés, là, sur de l'herbe fraîche et ... j'essaie de me reposer malgré mes rhumatismes, ma goutte et mes retours gastriques.
Je sais, je ne devrais pas vous parler de moi mais bon, c'est mon sujet de conversation favori.

J'ai des doigts de pied en éventail, tranquille, relax, dans mon maillot de bain deux pièces (ben oui quoi, je suis une femme).
Je m'imagine ainsi baignant sous un beau soleil d'été, des lunettes de soleil et une crème à bronzer à portée de main, écoutant la mer et les cigales ...
Bref j'essaie d'oublier cette fin de printemps pourri (chez nous, dans le Nord), et aussi, c'est vrai, les regards accusateurs des passants qui me voient, là, m'exhibant sur une pelouse de mon quartier ...

Malgré toutes ces contraintes, je fermais de nouveau les yeux pour tenter d'ériger autour de moi des barricades d'indifférence et de vaine frustation d'être encore chez moi.

Et là, tout doucement, je me sentais bien, plongeant alors, avec avidité, dans les lymbes de mon imagination (je sais il se la péte), suivant les courants marins des abysses de ma mémoire (et vous avez raison), je ressort enfin à la surface et me retrouve alors sur la cime d'une montagne enneigée.

Après avoir profité de la vue, je remarque qu'il y a, là, à côté de moi, un canard ... et bien oui un canard !
Coin-coin ! Coin-coin ! - Tu veux aller aux toilettes ? Là tu as mal choisi ton coin ...
- Coin-coin ! - Ehh ohhh ! tu me laisses un peu tranquille ...
- Coin-coin ! - Ok, c'est bon, je t'écoute !

- Coin ! Coin ! - D'accord ... et puis quoi d'autres ?
- Coin-coin ! Coin-Madame ! - Hein ! tu as dit quoi ?
- Coin ! Coin-Madame-Madame ! Réveillez-vous !

Une main sur mon épaule me fait sursauter. Un policier municipal est en train de m'accorder, non pas une danse mais une contredanse pour exhibition en public.
Toute penaude, je récupère mes affaires et me retrouve ainsi à la recherche d'un nouveau lieu de villégiature pour bronzer. Au détour d'un carrefour, je remarque un bac à sable isolé.

Retrouvant mon calme et ma sérénité, je ferme les yeux et je m'imagine alors, tranquille, sur une sable d'un désert marocain.

- Je suis bien ici ...
Mais ! qu'est-ce qui se passe ! ... Je ressent des gouttes d'eau sur ma peau ... Bon ben si c'est juste des gouttes, ça va !
Malheureusement les gouttes se transforment en une belle averse ...
- Là, je sais que je suis revenue en Normandie ...

...

Published at 23:03 ( 19 comments / 135 visits )
This post is public

June 5, 2009

Ma Manche à moi

Le département de la Manche, c'est beaucoup de choses à la fois. On peut d'abord simplement le définir comme un mélange de terre et de mer intimement liés l'un à l'autre sur plus de 330 kms. Un littoral où se multiplient les lieux naturels préservés et des sites où cohabitent faune marine et grande variété d'oiseaux. Un littoral diversifié dans lequel se succédent ports pêche, iles, embouchures et havres, étangs et marais, sentiers pédestres, dunes et cultures maraîchères (la fameuse carotte de Créances).

La Manche, c'est d'abord la mer, notre mer si proche, si belle, si sage mais hélas aussi rebelle inspirant alors tout autant les poètes d'alors (Prévert, Perrault, Decoin) et peintres d'entant (Millet, Anacréon).

Cette mer, que dis-je, ce bras d'océan sait si bien se retirer à marée basse pour mieux nous accueillir en nous offrant ses fruits délicieux et ses plus beaux atours. Cette séduisante fiancée tient à nous éblouir, chaque jour, parée de ses habits de lumière et de ses robes multicolores.

C'est vrai, nous autres, on a souvent considéré cette mer voisine comme une femme fascinante pour avoir su nous envoûter mais c'est aussi parce qu'elle a réussi à nous prendre à nos familles, chaque année, tant de nos pères et de nos frères, comme pour toujours marquer son autorité, avant de s'apaiser, comme par magie, après s'être repue. Dès lors, pour conjurer le mauvais sort et essayer de protéger les derniers marins, les nombreux ports de pêche ont tous perpétué leur fêtes de la mer et les baptêmes des bateaux.

La Manche, c'est surtout les traditions et coutumes normandes. L'artisanat est pluridiciplinaire bien-sûr mais celui du bois (les armoires normandes) et de la gastronomie sont remarquables. La gastronomie qui solidarise et réussie à réunir tous les habitants autour de la table pour déguster des plats issus de la terre ou de la mer, voir des deux (la marmite d'Omonville).

La Manche est un département ancrée dans ses territoires et elle est imprégnée dans sa riche histoire. Pendant des siècles, on se faisait fort d'avoir un esprit anti-breton pour préserver nos coutumes et pouvoir respecter nos aïeuls. "Point de salut derrière l'abandon ni après le Couesnon ..." qu'ils disaient. Il faut avouer que certaines traditions et la plupart des coutumes normandes ont disparu tout comme les croyances populaires, laissant alors se délabrer ses nombreuses abbayes et se reconvertir en demeures les anciens châteaux.

La Manche, ce sont ses villes que l'on aime retrouver. Tout en haut, Cherbourg, son grand port, siège d'un arsenal naval et de la contruction des sous-marins nucléaires. Cherbourg, c'est aussi ses légendes et ses vieilles bicoques qui ont vu passer tant de paquebots majestueux, et puis ses vieilles bigotes, aux coiffures improbables, qui jadis tentaient de reconnaître des célébrités inconnues et autres stars déjà oubliées. Tout près de là, il y a La Hague, son finisterre et sa grande maison de retraités, et Flamanville, centrale nucléaire sortie de terre telle un imper sur nos plaines fertiles. Un lieu bien loin des paillettes parisiennes mais où, toi et moi, nous savons tous que,,un jour, nous allons enfin pouvoir rayonner ...

Il y a bien-sûr la préfecture Saint-Lô la martyre de la guerre 39-45 et puis, plus bas, du haut de sa colline, se dresse la fière Coutances et sa belle cathédrale symbolisée par sa tour lanterne. Cette ville, centre et carrefour de tous les commerces est la digne représente de l'influence religieuse de son diocèse sur les moeurs des habitants du département.

Le tourisme dans la Manche, c'est aussi bien-sur Granville et Villedieu. Moi, j'aime bien retourner à Granville, joli port de pêche célébre pour ses praires et ses coquilles st-Jacques. Granville, c'est là que des générations de parisiens sont venus en train chercher en vain de l'espoir et de la détente dans la thalasso, son casino, son musée Christian Dior, ses iles toutes proches (Chausey et Jersey) ou dans ses nombreux bars de marins. Villedieu, c'est la ville d'art de culture par excellence, célèbre pour ses cloches que l'économie locale des habitants sourdins ont su pouvoir profiter à défaut de pouvoir les entendre chanter.

Et puis comme tous ses habitants, j'ai été voir le Mont St Michel, le Mont où on allait, au moins une fois, pour faire comme les parisiens. Et puis il y a sa voisine Pontorson et sa forteresse invisible. Pontorson, son asile de fous où, enfant, les parents disaient emmener ceux ou celles qui n'avaient pas été sages.

La Manche, c'est avant tout ses habitants. Des habitants qui sont souvent considérés comme réservés et solitaires, c'est vrai, mais qui sont fidèles en amitié. Du reste, ils apprécient de se retrouver, un à deux fois l'an, lors de ces foires millénaires (Ste Croix de Lessay, St Luc de Gavray) où cohabitent alors, pendant quelques jours, vaches, chevaux, moutons pré-salés ... bref le passé éternel et aussi le futur provisoire.



Les hommes de la Manche, ces manchots que les parisiens veulent appeler manchois, sont certes souvent maladroits dans le geste mais pourtant si sages dans leurs paroles. Du reste, leurs regards pointus laissent parfois entrevoir un sourire et l'envie, demain, de vous conquérir.

Si on cherche avant tout l'aventure et le voyage, la Manche est là aussi pour vous accueillir sur ses plages et ses bocages dans lequels l'éternité est un paysage où viennent souvent convoler ensemble le vent, le soleil et la pluie. La Manche a dit-on un climat apaisant (ni trop chaud, ni trop froid) où il fait bon se recueillir
et se ressourcer pour alors pouvoir chasser le spleen de son quotidien.

En fait, la Manche, on y va par hasard et on y retourne ensuite par envie. On la retrouve alors au même endroit mais aussi toujours en vert et bleu.

...

ET POUR VOUS, C'ETAIT QUOI LA MANCHE ? ...

UN SOUVENIR PRECIS, UN COIN INCONNU ...

PENDANT QUE J'Y SUIS, POUVEZ-VOUS

ME DECRIRE VOTRE DEPARTEMENT ?

Published at 11:17 ( 9 comments / 117 visits )
This post is public

May 21, 2009

Photo souvenir

Les rangements font de la poussière. Les souvenirs aussi. Aujourd'hui, devant moi, je viens de retrouver, au fond d'un carton, une photo de mariage de ma fille. Et pour moi, des souvenirs oubliés reviennent à la surface.

On dit souvent qu'il n'y a pas plus beau moment, pour un couple, que la célébration des noces en présence de toute la famille. Ils sont tous réunis en ce beau jour pour (normalement) unir une jeune femme et un jeune homme dans l'église du village. Un jour à marquer d'une pierre blanche dit-on. On le dit encore.

Le mariage est, dans les faits, toujours un moment "idéal" pour réunir enfin les membres des familles. Des familles qui sont souvent dispersées et bousculées par des rendez-vous de travail, à l'école, chez le coiffeur ou dans une association. Toujours des excuses, des prétextes pour ne pas venir, investir dans une nouvelle garde-robe. Cela peut-être aussi un lieu de rencontre pour pouvoir trouver son futur flirt ou (enfin) l'amour de sa vie.
Et pourtant, il en a fallu des querelles, des compromis, des conciliations et un peu d'eau dans son vin pour faire accepter ce mariage ...


Nous, les Durand, parents de la mariée, avions encore accepté de financer le nouveau mariage, le troisième de suite, de notre chère fille chérie. En espérant, un large sourire aux lèvres sur la photo, que ce mariage serait le dernier ... Et notre banquier aussi !
Bien-sûr, tout le monde était content, tout le monde souriait. De la même façon, Madame Martin, la mère du marié, avait trouvé la future belle-fille trop maigre, trop "blonde" et surtout pas assez bien pour son fils unique.
Heureusement que nous étions fachés avec mon frère, mon oncle, la grand-mère, mes cousins et neveux : ça faisait beaucoup moins de monde à inviter. Sans compter que l'on avait du, moi et ma femme, faire un régime pour pouvoir rentrer de nouveau dans nos costumes et robes que l'on avait réussi à acheter en solde.

Nous ne voulions pas, nous les Durand, voir les choses en noir. Mais bon, le destin était contre nous. Notre fille aurait du réfléchir à deux fois mais on ne pouvait pas tout lui demander ...
Elle avait choisi, cette fois-là, de se marier avec le fils Martin, un peu trop jeune, trop ringard et surtout pas assez riche ... Sans parler de sa mère, la concierge du village, dans sa robe toute mitée, qui doit être heureuse de se payer un bon repas à l'oeil !


Il y avait un bon côté des choses dans ce mariage. Notre fille avait enfin réussi à quitter la maison, et cela nous avait fait des vacances. Il faisait beau ce jour-là, tout allait bien et le banquier ne m'avait pas rappelé. Le sourire aux lèvres, nous voulions croire, moi et ma femme, que dans quelques années, ces moments pénibles seraient oubliés et que nous garderions, grâce à cette photo, le souvenir d'un beau mariage ...

Moralité : certains souvenirs sont comme des photos au fond d'un carton. Bien à leur place.

Décembre 2007

Published at 13:23 ( 18 comments / 161 visits )
This post is public

May 12, 2009

Contraintes

L'inactivité est souvent perçu comme oisive et dégradante pour une partie de la population. C'est comme laisser un champ en friche, sans entretien, et surtout dans l'impossibilité immédiate de donner ses propres fruits, sa récolte.

L'inactivité se présente sous différentes formes qui n'ont pas les mêmes appréciations à défaut d'explications. On ne peut comparer celui qui est subit et involontaire tels que les licenciements et le chômage de longue durée avec les congés payés, les vacances et la retraite, encore que pour la retraite ...

Mais n'oublions pas que pour certains, ils ne savent même pas ce que c'est ...

C'est vrai que l'inactivité peut être considéré comme un temps de repos, un moment de détente du corps et de l'esprit, souvent bien méritée et appréciée à sa juste valeur, tout comme la terre apprécie la jachère.

La durée de l'inactivité peut aussi conduire à considérer ce temps comme une contrainte et ressentir alors l'absence de travail et d'occupation comme une pénitence nécessaire voir même comme une punition.

...

Et pour vous, l'inactivité, hors vacances, c'est quoi ?



Lui, il n'avait pas prévu
qu'il marquerait l'arrêt
ni comment aujourd'hui
il allait redémarrer

Il avait la volonté de prouver

à ses amis d'alors
qu'il n'était pas sans projet
ni fini et pas mort

Mais cette attente l'a déstabilisé
dans ses certitudes
et sur le réel intérêt d'être là
et rompre ses habitudes

Il n'avait pas prévu
qu'il marquerait l'arrêt

ni comment aujourd'hui
il allait redémarrer

Amoindri par le manque d'activité
et par sa détresse,
il avait bien essayé d'effacer
sa jovialité et son allégresse

Moi, je connaissait ce regard fuyant
mais il fallait le réconforter
trouver alors les mots justes et francs

pour pouvoir enfin le rassurer

...



Published at 09:50 ( 20 comments / 147 visits )
This post is public

May 5, 2009

L'homme, cet inconnu

Qui est t-il ? De quoi a t-il besoin ?

L'homme a besoin de tout. Il a besoin de connaître les choses et les gens, de connaître les mots pour les rencontrer, de connaître les sentiments pour les aimer et puis, les sourires pour les remercier.

Caché derrière son sourire et sa jovialité, l'homme se sent seul et triste, très souvent, mais il ne le montre pas. Il laisse aux autres le soin de percer sa cuirasse pour l'aider à trouver les clés de sa prison.
Oui, une prison. Une prison des sentiments où se côtoient souvent un cuir tanné et une émotio
n à fleur de peau. Une prison où, les yeux fermés, l'homme croit enfin s'évader du train-train de sa vie de couple pour aller là-bas, de l'autre côté du rivage, où la vie est plus simple et surtout sans artifice ni combinaison.

Certes, l'homme a besoin des autres et il admet, surtout ces temps-ci, un manque de complicité, de contact humain et puis d'échange au quotidien en général et aussi, en particulier, avec sa moitié. Souvent, il se rend compte qu'il est lui même coupable et victime de ses propres choix et sa situation, ce qui est évidemment paradoxal.

Lui qui est originaire de la campagne, qui a baigné dans la verdure et les fleurs de l'ambition, il a toujours gardé, en lui, le rêve de tout laisser tomber et partir sur le champ, pour de bon. C'est vrai, l'homme a besoin de voir bien au-delà de son propre horizon, voir ce qu'il y a après les murs de sa cité de béton.

L'homme est, aujourd'hui, devant vous, dépourvu de tout scrupule à vous parler de ses états d'âme car il espère que, demain, nous aurons tout oublié et qu'il retrouvera, comme bien entendu, les faveurs de sa dame.

..

Alors, l'homme ou les hommes, c'est qui pour vous ?

Un macho, un enfant en devenir, un incompris, un mystère ...

...


Published at 00:01 ( 21 comments / 180 visits )
This post is public

May 2nd, 2009

Bien vieillir

La vieillesse c'est quoi pour vous ?

Pour moi, la vieillesse, je la voyais d’abord comme quelque chose de confus, sans un début bien défini ni de fin écrite. Elle ne se limite pas à un âge dit canonique, à une perte de garantie ou à une date d’expiration ...

Moi, je la vois plutôt comme un état de sérénité, une auto-satisfaction du devoir accompli et du partage réussi d’une vie à deux.

La vieillesse, c’est comme le roman de sa vie. Un roman dont on peut apprécier faire feuilleter ses nombreuses pages par ses petits enfants ... Oui, je voudrais y croire ...

Mais bon OK ! ... Je suis d’accord avec vous, tout n’est pas si rose dans la vrai vie !

D’abord, il est logique et naturel de se poser la question.

Certains me parlent de la vieillesse comme d’un constat, du résultat d’une saturation, d’un changement dans le regard des autres, d’une suite de crises à passer, d’une image étrangère dans son miroir ou d’une évolution clinique des symptômes d’une maladie. Je l’ai lu dans ... ?? Je sais plus où ? ...

Ces descriptions, ces symptômes, moi, je ne veux pas les voir. Pas tout de suite. Ils ne sont, il est vrai, que des observations, de simples photographies ... Et , en plus, on ne nous parle ici que des conséquences du vieillissement, des conséquences la plupart du temps inévitables, c’est vrai. Mais que fait la police ?

Et je fait quoi moi alors si je veux bien vieillir ? Bien vieillir est souvent une question de volonté (alcool, tabac, sédentarité) ... mais, ne l’oublions pas, c’est aussi et surtout une question de moyens (alimentation, stress, vie sociale) ! Ainsi, il suffit souvent d’essayer de quitter ses mauvaises habitudes (...), essayer ne pas se rouiller (articulations, muscles et mémoire), fuir le repli sur soi et aussi vivre malgré l’absence de l’être aimé. Mais tout ça c’est vite dit !

En fait, moi, je sais que je dois juste apprendre à maîtriser les causes de mon (petit) vieillissement. Maîtriser, gérer ses causes, cela correspond en notre capacité au quotidien, et cela aussi bien à 30, 40, 60 ans et plus, à :

Entretenir ses repères (famille, amis, réseaux), savoir reconnaître ses propres besoins, être capable de demander de l’aide si nécessaire, et puis aussi apporter son soutien aux autres en utilisant une compétence personnelle solvable.

Je sais ... Cela peut paraître facile pour moi de donner des leçons aux autres ... Et vous avez raison ! Moi-même, coincé derrière mon ordinateur, je suis le premier à ne pas suivre ces consignes !

Malgré cela, il suffit souvent d’ouvrir les yeux autour de soi.

Vous avez sûrement dans votre entourage, à côté de vous, des voisins qui sont seuls et qui vieillissement mal ...

Nous pourrions simplement, moi, vous, oui toi ! devenir pour eux leur soutien, leur sourire, bref leur nouveau repère. C’est peut-être aussi ça bien vieillir.

...

Published at 09:35 ( 10 comments / 92 visits )
This post is public

April 29, 2009

Aujourd'hui et demain



Tu déambules dans ta vie
et tu vas là où te dictent tes activités
à défaut de tes envies.

Tu dis bonjour à l'accueil que l'on te fait
et tu retournes dans ton mutisme
comme pour tenter de conserver,
bien au fond de toi, faute d'altruisme,
un trésor englouti et non exploité,
un trésor si cher à ton coeur
et, hélas, déjà oublié


C'est vrai,
tu voulais te préserver, malgré toi, de l'éphémère
pour privilégier l'essentiel
alors que les non-dits ont souvent un goût amer
pour toi
et tous ceux qui pensaient avoir raison
et n'ont pas bénéficié de tes attentions

Au fond, tu sais
qu'une envie dure un instant

si elle est respectée
mais toute une vie, vraiment,
si on veut l'enfermer.

Toi, tu as voulu faire taire toutes ces plaintes et ces pleurs
qui te réveillaient en soubresaut et déchiraient ton coeur

Tu voulais, mais en as-tu le droit, être heureux(se)
et retrouver un instant de bonheur
là où le ciel est toujours bleu,

et où, le matin, tu te lèves de bonne humeur

J'admet que mes intentions sont sombres et mes écrits tristes.
Ma plume, elle, peut être noire
mais n'est pas sevrée d'espoir
ni encline à se laisser amadouer pour changer enfin de registre

Pourtant,
faut-il claquer du doigt ou alors simplement se l'écrire
pour pouvoir changer de vie et la couleur de ses désirs ?
Aujourd'hui et demain seront pour toi un défi à relever
et non, juste alors, une nouvelle tempête à essuyer

Tu sais que tu en es digne mais, à défaut de l'accepter,
tu dois tenter de te comprendre pour pouvoir avancer

...

Published at 19:16 ( 16 comments / 177 visits )
This post is public

April 25, 2009

Ta solitude


C'est quoi la solitude ? ... une situation établie, une étape avant un changement ou un simple état transitoire, une attente plus ou assumée vers un monde différent, une vie nouvelle ...

Cela dépend de chaque cas personnel mais Il ne faut pas trop se formaliser de cette solitude puisque nous l'avons tous vécu et nous la vivrons encore comme des moments indispensables ou irrémédiables selon l'avis de chacun.

Je sais qu'il ne faut surtout pas laisser s'établir ce phénomène qui aura tot fait, elle, de prendre toute la place et votre énergie, vous imposant de la respecter comme une personne à part entière, vous empéchant très souvent de briser ce lien avec elle en limitant voir interdissant de lier des amitiés et même des contacts avec le monde extérieur à votre couple.

Reste les souvenirs d'une vie d'avant et l'espoir, demain, de briser ses chaines et sa solitude.


Le temps s'écoule dans ton corps,
lentement, à petits pas,
et le silence pesant s'installe alors,
là, devant toi

Il n'est guère bruyant
mais il prend de la place.
Le mettre enfin dehors avant
que tu ne te lasses


Hier, le rire était ton allié
et aussi ton compagnon;
Fou-rires et bons mots raisonnaient
partout dans ta maison.

Un jour, il est parti sans préavis
et puis sans adresse,
te laissant alors seul(e) ici
dans la pénombre et la détresse.

Il faut rompre ta solitude, parler
et puis retrouver des couleurs;
Te faire enfin comprendre, échanger

et dorénavant, ne plus avoir peur



Published at 12:48 ( 32 comments / 318 visits )
This post is public

April 14, 2009

Bonheur et handicap


Le bonheur et l'handicap ont bien des points communs. D'abord, il y a ceux que l'on peut (ou veut) se créer, soi-même, dans sa tête. Puis, il y a ceux qui se voient et ceux qui ne se voient pas. Et enfin, il y a les handicapés du bonheur ...

Mes parents et nous, nous sommes allés passer la journée du Lundi de Pâques chez Tata Annick. Pour moi et ma sœur, c'est toujours un séjour agréable car on aime bien y passer du temps et profiter des bonnes choses de la vie.

Par exemple, chez nous, c'est vrai, mes parents sont pas très câlins ... et bien, nous, on adore ces moments simples où, avec notre tante, on est là autour de sa chaise roulante à l'embrasser tendrement. Elle sent si bon et nous, on adore lui montrer qu'on l'aime et qu'elle tient une place importante dans notre vie. Chez nous, on est pas très pâtisserie, surtout ma mère, alors chez Tata Annick, on ne se fait pas prier pour manger ses bons gros gâteaux. C'est comme ... une reconnaissance du ventre qui vient du fond du cœur.

Elle a un beau sourire notre Tata. En plus, elle connaît plein de choses. Elle a toujours des histoires à nous raconter et adore nous faire des grimaces pour nous faire rire. C'est vrai que chez elle, on se sent bien, si loin de tout, loin des interros, des devoirs du soir et des méchants garçons à l'école. Chez elle, Maman rayonne de bonheur. On est si loin du chômage de Papa et des problèmes d'argent à la maison. Loin des larmes et de la tristesse dans les yeux de Maman, le soir quand elle se croit seule.

En arrivant chez Tata Annick, on nous a dit d'éviter de la fatiguer et de lui apporter notre soutien. Nous, on ne comprenait pas ... Elle nous apporte tellement d'énergie et de joie de vivre.

En rentrant dans notre voiture, on savait tous que nous avions besoin de son aide et de son réconfort, aujourd'hui et demain, pour ne pas se sentir perdus et déstabilisés par les soucis de notre quotidien. Tata Annick, elle, elle nous disait au revoir à la fenêtre de son appartement et nous, on ne pouvait que lui promettre de revenir, tous ensemble, très bientôt.

...

Published at 18:33 ( 6 comments / 86 visits )
This post is public

April 13, 2009

Le rire des enfants

Seize heures sonnent au clocher de l'église et il est temps, pour Annick, de boire son petit café. Dans son appartement de banlieue, elle est là, assise, souvent pendant des heures, derrière sa fenêtre, à regarder les gens marcher et courir dans la rue.

Elle se sent si seule et si étrangère à ces mouvements et pourtant, elle voudrait tellement être comme eux ... Oui, elle voudrait avoir des projets, des rendez-vous, des loisirs, de petites vacances pour quitter son quotidien, et même des enfants pour pouvoir remplir sa vie ... Elle aurait tant voulu. C'était hier, avant son accident de voiture.

Annick n'a pas eu souvent le sourire dans la vie. Elle a vécu dans l'ombre de parents stricts qui lui avaient fait comprendre que le bonheur se méritait, justifiant alors pour elle les punitions et ses pleurs comme autant d'occasions nécessaires pour s'affirmer et profiter demain de la vie.

Rassemblant ses forces, Annick déplace sa chaise roulante vers la cuisine pour prendre en main son calendrier. Lundi, c'est bien ça, dans deux jours, Annick verra ses deux adorables nièces pour Pâques.

Le ciel est gris dehors et la pluie se met à taper contre les carreaux mais qu'importe le temps et la météo, elle sait que lundi sera pour elle comme une éclarcie dans sa vie, une belle journée de retrouvailles dans son petit appartement de banlieue. Oui, ce jour-là sera, pour Tata Annick, un moment de bonheur simple où vont pouvoir raisonner les rires des enfants et la joie d'être enfin ensemble autour d'un bon
repas familial ... Je voudrais bien le croire ! ... Alors, vivement lundi !

...

Published at 15:04 ( 8 comments / 132 visits )
This post is public

April 8, 2009

Près de moi

Je me rappelle bien de
ces doux instants de tendresse,
de ces moments de complicité
avant que tu me délaisses

Hier,
quand tu étais là,
près de moi


Assis dans le jardin d'Eden
tu écoutais alors ma voix,
tapis là, sur ma peau d'ébène,
sussurant des mots d'autrefois

Ta tête sur mon épaule,
tu me disais toujours oui.
Je croyais que notre amour
ne serait jamais fini

Hier,
quand tu étais là,
près de moi


Bien sûr, l'avenir n'était pas écrit
alors, pour nous deux
mais l'éternité devait se charger
de nous rendre heureux




Published at 09:15 ( 13 comments / 125 visits )
This post is public

April 4, 2009

Tâche blanche

Écrivain amateur sans avenir
ni argent dans sa bourse,
voudrait tant pouvoir continuer
de s'étancher à la source ...


Ouvrant ses volets,
il laisse entrer le soleil qui lui sourit
malgré que sa pointe soit sèche
et son inspiration tarie


L'air alors si lourd s'apaise enfin
et retrouve sa sérénité;
la brise marine complice
balaie son visage avec avidité


Pour lui, il est temps d'aller dehors,
de sortir et entendre,
oui, fuir ce lieu clos pour respirer
puis pouvoir se détendre

et retrouver enfin l'envie
de noircir sa page, comme hier ...

Certes son travail d'écriture est ingrat
mais lui, il en est fier !

...

Published at 15:28 ( 15 comments / 174 visits )
This post is public


← previous 1 2 3 4 next →

( 56 posts )

rss Latest posts - Subscribe to the latest posts of Philoudou

 

Català | Čeština nové | 中文 | Deutsch | English | Español | Esperanto | Ελληνικά | Français | Galego | Italiano | Nederlands | Português | More...