Un mot que nous cherchons, une histoire dont nous ignorons la fin, nous donnent plus d’émotion que toutes les issues inéluctables de nos vies sans scénarios.

Nous n’écrivons pas pour vivre ; nous écrivons pour oublier que nous allons mourir.

Nous n’ecrivons pas pour donner ; nous écrivons pour prendre. Pour capter, dans les moindres replis de l’air, les bactéries dont nous ensemencerons nos cultures stériles, nos éprouvettes vides.

Nous écrivons pour crier, et éprouver par l’écho le vide qui nous entoure.

Que la voix porte, qu’elle ne porte pas, l’important est d’avoir parlé.


D’avoir un temps fait cohabiter l’agitation humaine et nos résignations intimes