Hier après-midi, après avoir récupéré une voiture de prêt, nous sommes partis entre deux averses afin de visiter le château de Champchevrier... sans carte routière, puisqu'elles sont restées dans la Clio (en réparation au garage suite à un problème de rupture de joint au niveau des cylindres). Aussi le retour fut laborieux, les flèches directionnelles étant mal positionnées ou absentes... nous nous sommes retrouvés à Cinq-Mars-La-Pile. Cela nous a permis d'admirer les belles maisons et dépendances troglodytiques des bords de Loire jusque Fondette et de constater le bas niveau du fleuve. Voilà comme on parcourt 120 kms au lieu de 80 !

Bref, ce château du XVIème siècle occupe l'emplacement d'une forterrese (détruite) et a été remanié aux XVIIème et XVIIIèmes siècles ; les douves ont été creusées, comme on ne l'imagine pas (!), au XVIIème siècle.

Passant entre les mains de plusieurs lignées, dont la maison de Daillon, qui possédait le château du Lude (d'où un partage du mobilier), la demeure (privée et habitée) est la propriété de la même famille depuis 1728.

On y découvre de magnifiques tapisseries aux couleurs bien conservées. Une série du XVIIème siècle provient de la manufacture royale d'Amiens (dont nous ignorions l'existence, alors que nous avons vécu 8 ans dans la Somme !) ; ses tons, notamment les rouges et les bleus, ont gardé leur fraîcheur et leur intensité.

Les boiseries décorant le grand escalier sont des reliquats de caissons polychromes du château de Richelieu, démoli en 1805.

En outre, ce site abrite le plus vieil équipage de France (1804), et rappelle, tout comme le chenil, que la tradition de la  chasse à courre est ici bien vivante.
D'ailleurs, les alentours forestiers du château invitent à la promenade.