On ne rigole pas sur Ipernity .

je suis dans l'obligation de faire un article sur la paresse et la luxure suite au défi de Coprah, ça ne m'amuse pas du tout mais c'est comme ça : Pour la paresse , je vais à la fois répondre à ce défi et faire une suite à mon article sur notre ami lecteur de Dale Carnegie , je ne ferai donc qu'un article.

C'est vrai , c'est facile ,mais le paresseux aime la facilité; pour la paresse , c'est donc torché.

En Revanche pour la luxure, j'ai déja parcouru quelques excellents articles sur lesquels je ne reviendrai pas.

Par paresse.

J'évoquerai quand meme la luxure de façon oblique...

La semaine dernière, vendredi pour etre précis, je refaisais donc le meme parcours de rêve , 'St Quentin-en-Yvelines/la Defense.

Une femme, une petite cinquantaine ou une grosse quarantaine, s'assied en face de moi.

En fait , c'est plutot une dame...pas de maquillage, un serre-tête bordeaux sur des cheveux grisonnants, un manteau Cyrillus , des gros mollets : L'archétype de la Bcbg-Catho.

Je me suis tout de suite dit : 'Celle-la , elle va descendre à Versailles.'

Et je m'interrogeais sur ce problème de gros mollets chez la Bcbg-Catho : était-ce la foi qui faisait pousser les mollets ou bien était-ce le fait d'avoir de gros mollets qui donnait la foi ?

Je n'avais pas de réponse immédiate à cette question , mais j'imaginais la vie de cette femme et décidai de l'appeller 'Marie-clothilde'.

Elle s'était certainement mariée , avant l'age de 25 ans avec Jean-Eudes, sorti major de sa promo de polytechnique et promis à un avenir brillant.

En fait , Jean-Eudes n'avait jamais véritablement brillé , mais c'était un homme de bonne famille rassurant, à la morale irréprochable , aujourd'hui grand fonctionnaire de l'état au service du ministère de l'agriculture.

Marie-Clothilde rentrait dans sa maison de Versailles en sachant que Jean-Eudes rentrerait tard comme tous les soirs .

Il était 21h30 ,les garçons , Arnaud et Thibault étaient déja couchés : une rude journée les attendait le lendemain..

 


 

Marie-Clothilde se trouvait comme souvent seule sur son canapé... elle pensait à sa vie parfaite qui correspondait à l'image d'un bonheur transmise de génération en génération...

Elle espérait peut-etre secrètement une autre vie pour ses filles, Anne-sophie et Bérangère , des ados maintenant , mais Marie-Clothilde  pouvait-elle se permettre de se lamenter alors que tant de gens sur la terre ne mangent pas à leur faim ?

Heureusement , elle avait ses enfants , et un vendredi soir , alors que tant d'autres ados seraient vautrées devant la Star'ac , Bérangère avait spontanément proposé d'aller aider sa soeur à faire des recherches sur Internet pour son controle de lundi ...

 

 

 

Station Puteaux.

 Je pensais à Marie-Clothilde avec tendresse ...

Station La Defense.

Je descends en me remémorant la chanson des deux filles ... 'Une présence inconnue , une présence ambigue" , et si c'était tout simplement ça.. 'Avoir la foi' ?