publiée dans “Microbe” n° 28, Mars 2005
Je les embrasse de ma barbe mal faite et elles ne sentent rien
- je leur souffle dans l’oreille et elles ne sursautent pas.
Elles ont le regard perdu des anges auxquels on aurait coupé
les mains. Esclaves muettes, exutoires de mes jouissances,
elles me fournissent un orgasme plaintif, une larme de sperme
au coin de la lèvre. Leurs odeurs sont les miennes, sans plus.
De jour en jour, les restes de ma semence fécondent d’autres
chagrins, terriblement miens.
Send a message
Search for members
Cécile Thibesard says:
C'est très beau ce texte. J'aime ce qu'on ressent entre les lignes.