Même si c'est les vacances, parfois il faut savoir se lever tôt. Julio doit repartir pour San Juan afin de gagner sa vie et il lui faut y être assez tôt. Nous émergeons donc vers 9h afin de prendre la route. La  Toyota Paseo de Julio est nettement plus petite que la voiture de sa femme, mais elle suffira pour les deux heures de routes qui nous attendent. Julio profite de ce moment pour nous parler un peu de son pays, il nous montre une ferme, nous explique qu'ici la police est assez corrompu, que les routes sont mal entretenues juste à cause de l'humidité du climat etc. De mon côté j'en profite pour filmer une partie de notre voyage. En venant, nous avions fait la route de nuit et je n'avais pas pu le faire. Ce trip me permet de voir qu'Isabella est en fait une ville assez étendue et généralement pauvre. La seule entreprise qui fournit du travail par ici est Hewlett Packard. Celà explique l'architecture et l'état de certaines maisons. Tout au long de la route, je peux observer un autre aspect de l'île avec ses montagnes et sa végétation dense. Comme la plupart des Portoricains, Julio conduit vite, double à droite et oubli souvent de mettre son clignotant. Si au départ ça me choquait je commence à m'y faire... Ici le permis est à point comme chez nous. Il n’en reste plus beaucoup à Julio, mais il ne doit pas être le seul. Comme aux USA, la tolérance est égale à zéro dès qu’il s’agit d’excès de vitesse. La police est assez présente sur les autoroutes, il n’est pas rare de croiser une automobiliste malchanceux qui s’est fait prendre en infraction. Les véhicules de la police sont aussi très proche de ceux de la police US. Julio me confirme que l’attitude vas avec. Ici aussi on respecte la police et ses acteurs, pas question comme ne France de faire son Kéké de la cité et de s’adresser à un policier de manière cavalière, pas question de discuter non plus. Il y aurait peut être une exemple à suivre…

A San Juan nous reprenons l’exploration de la ville où nous l’avions laissé. Nous commençons par la visite d’un ancien couvent depuis réhabilité en hôtel de luxe par la ville. La transformation est une réussite, le bâtiment est magnifique et l’ambiance calme et rafraîchissante. Ensuite nous nous dirigeons vers le nord, à la limite de la vieille ville. Ce que nous voulons voir c’est son quartier pauvre qui s’appelle Perla. Situé au pied des remparts nord de la ville, un certain nombre de maisons ressemblants plus à des bidonvilles qu’autre chose, s’entassent sur une bonne longueur. Le terrain sur lesquelles ces maisons mal entretenues sont installées donne directement sur la mer. Nous sommes face à un bidonville avec vue sur la mer. On se demande comment il est possible que les société  immobilière de l’île n’ait pas encore réussit à réhabilité le quartier en zone d’habitation luxueuse et donc plus rentable. Julio et Charlotte nous ont expliqué que le quartier de la Perla abritait toutes sortes de trafiques, allant de la drogue au recèle en passant par les jeux d’argents. Les gangs qui organisent tout ce petit monde n’agressent pas les touristes, ni les habitants de la vieille ville. Charlotte nous dit même qu’ils protègent la ville d’éventuelles organisations extérieures plus violentes ou tout simplement des malfrats de tous genres. Les résultats sont probant puisque la vieille ville est un des quartiers les plus sure de San Juan. Nous n’avons pas été jusqu’à descendre dans ce quartier et ce pour deux raisons. La première c’est que malgré tout ce n’est pas sans risque et la seconde parce que ça ne se fait pas. La pauvreté ne se visite pas comme une attraction touristique, à moins d’avoir une bonne raison de le faire, comme tourner un reportage par exemple.
En remontant vers le fort qui se trouve à la pointe de la presqu’île que forme le vieux quartier, nous passerons devant le musée de la ville et le centre culturel. Deux imposants bâtiments faisant face au fort et occupant tout un bloc avec juste une place et une rue pour les séparer. Comme il est un peu tard pour visiter la forteresse, nous  décidons de nous promener dans les jardins de la Casa Blanca. Cette maison toute blanche (comme son nom l’indique) est en fait la première maison du premier gouverneur de Puerto Rico. Une maison finalement très simple comparé à l’actuelle, elle possède tout du moins un charme historique indéniable. Les jardins sont très agréables, malheureusement leur entretiens laisse sérieusement à désirer. L’herbe est souvent mal taillé, les feuilles mortes n’ont clairement pas été ramassées depuis un bon moment et les pièces d’eaux restent plus ou moins propre par je ne sais quel miracle. Il est néanmoins agréable de s’y promener de par l’architecture générale. Il ne s’agit pas d’un grand jardin à la française, mais d’une succession de petites pièces de verdure avec souvent une fontaine, un petit jet d’eau ou une marre. Nous resterons d’ailleurs un moment à observer des crapauds dans une de ces marres. Bien planqué au milieu de lentille nos regards persistants n’empêcheront d’ailleurs pas deux d’entre eux de se reproduire… L’occasion pour nous de noter que la femelle est plus grosse que le mâle chez cet animal comme c’est parfois le cas dans le règne animal. Cette femelle était purement énorme ! Les lézards sont également des animaux qu’on retrouve un peu prêt partout. Là, dans ces jardins ils peuvent profiter des nombreux murets de brique rouge séparant les différents endroits du jardin.

Une journée culturelle donc, pour nous changer un peu de la lascivité de nos baignades. Le temps de rentrer et une grosse pluie démarre. Il fera moche toute la nuit. La pluie tombe souvent la nuit à Puerto Rico. La soirée sera sous le signe de la fiesta, tournée des bars, farniente et décadence. Ça fait du bien aussi parfois.