Pour la suite de nos aventures Porto Ricaines, nous allons longer la côté nord en direction de l’ouest. Notre destination s’appelle Isabella, notre hôte possède une villa de vacances dans un village privé (Villa Montaña). D’après nos informations, ce lieu est peuplé de riches surfeurs venant des US ou de Puerto Rico ou de quelques familles bourgeoises de l’île. Tous ce petit monde fonctionne comme un hôtel sauf qu’on remplace les bungalows par des petites villas et que chacun en est propriétaire sauf dans le cadre d’une sous location. Un système très américain…
Ce voyage nous sort donc du vieux San Juan. L’architecture se fait donc plus moderne et le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle n’est pas des plus heureuse. Jusque sur la côté nous pouvons observer de grands immeubles avec vues sur la mer ou des maisons tenants plus du blockhaus, que du foyer, le tout bariolé de couleurs improbables allant du rose au vert (parfois mélangés !).
Le voyage nous fera également découvrir la façon curieuse qu’ont les Porto Ricains de conduire. On double à droite, à gauche, le clignotant étant souvent en option, bref à part la vitesse limité, rien d’autre n’est respecté. Au début de notre séjour, je me demandais pourquoi tout le monde roulait en 4X4. Maintenant je comprends. La plupart des routes sont dans un état déplorable.
A Isabella le soleil nous accueil pour notre troisième jour de vacances. Je suis étonné d’entendre des avions passer au dessus de ce village plutôt chic. Ça va avec le pays qui semble ne pas se soucier de ce genre de détail, un peu comme si on construisait un Pierre & Vacances à deux pas de Roissy. Heureusement les vols sont plutôt rares, à peine 3 avions par jour.
Aujourd’hui première journée plage !! Après un petit dèj pris en ville nous goutons donc à la mer locale. Comme nous sommes prêts de l’équateur, les marées sont inexistantes, du coup la bande de plage est assez réduite. Ce n’est pas un problème pour nous, la plage étant semi-privée, nous sommes presque seul ou presque (la saison y est également pour quelque chose). La mer est aussi chaude qu’elle est  bleue, on arrive à voir les reliefs qui composent le sol et justement nous décidons de profiter du calme de la mer pour nous équiper en masque et en tuba et nous voilà parti à la rencontre des poissons pour une plongée en apnée. Je regrette de ne pas avoir un caisson étanche pour prendre des photos sous-marines. Pour vous donner une idée, dites vous que c’est un peu comme dans les documentaires. Nous sommes à peine à 50 mètres de la plage et nous plongeons au milieu des correaux. Nous y observons une vie riche, une multitude de poissons tropicaux comme la Doris de Nemo, des poissons clown, des oursins que nous prendrons garde de ne pas déranger etc. Par moment nous flottons à quelques centimètres des sommets de ces monts sous-marins et à d’autres endroits nous plongeons le long de leurs parois hautes de 4 bons mètres. J’ai même réussi à toucher un poisson du bout du doigt en plongeons rapidement. C’était une première expérience de plongée pour moi, je vous le conseille, c’est grisant et ça ne demande pas d’aptitudes supplémentaires que de savoir nager ou flotter. Avec le masque sur la tronche nous avions l’air de deux bonnes quiches Valérie et moi, mais bon sur le moment on en avait rien à foutre.
Une douche rapide, we take the apéro le temps de faire découvrir notre album à Raphaël (un ami de notre hôtesse Charlotte) et direction le restaurant du village. Ambiances indiennes et asiatiques tamisées avec bouffe assorti, que du bonheur.
Nous finirons notre soirée par un bain de minuit dans la piscine légèrement pris de boisson mais pas encore trop torché pour profiter de l’instant à sa juste mesure. Inutile de dire que l’eau était bonne tout comme le vin Californien (ils se sont améliorés c’est certains).

Pour le moment la mer reste ce que je préfère de Puerto Rico. Le pays est beau, mais il est malheureusement fortement handicapé par l’architecture des constructions. Le pays a beau être le plus riche d’Amérique latine, on sent bien que la pauvreté y est très présente. A l’image de l’Amérique les riches et les pauvres cohabitent sans réelle séparation, néanmoins c’est le seul pays du continent à posséder une classe moyenne.