Un voyage difficile donc, qui nous aura donné trois décollages et atterrissages et fait subir deux décalages horaires. Dès la sortie de l'aéroport la température se fait sentir, il fait facile 25 degrés (en pleine nuit c'est plutôt pas mal) et le taux d'humidité doit avoisiner les 90 %. Il faut savoir qu'à Puerto Rico, le linge ne sèche pas si on l'expose dehors...

Notre hôte à la chance d'habiter dans la vielle ville. C'est une chance car San Juan n'est pas une ville très belle. Son essor dans les années 50 a lancé un programme massif de construction, d'énormes immeubles gris ont vu ainsi le jour défigurant un peu le bord de mer. Seule la vieille ville est un peu prêt restée telle qu'elle était au niveau de l'architecture. Au niveau de la ville nous avons donc un vieux San Juan à l'architecture datant du temps des pirates (avec son lot d'aménagements modernes) et une ville nouvelle assez énorme avec les banlieues. Vu de l'avion, celà paraît immense.

Nous logeons donc chez l'habitant, celà nous permet de voyager à frais réduit, c'est plus agréable d'être en famille plutôt qu'à l'hôtel et surtout nous sommes en contact direct avec le pays. Immersion presque totale donc.
Les gens sont naturellement accueillant, jamais d'agressivité, toujours le sourire à la bouche, le visage ensoleillé comme le pays dans lequel ils vivent. C'est assez agréable, ça change de la France où le simple fait de dire bonjour à un inconnu déclenche un  regard d'incompréhension voir de pitié. La plupart d'entre eux sont bilingues l'espagnol étant la première langue du pays. L'histoire de l'île s'est faite sous l'aile protectrice des Etats Unis, il est normal d'avoir des gens parlants l'anglais couramment un peu partout. Puerto Rico est en fait l’exact contraire de Cuba. Ce dernier ayant préféré le communisme alors que Puerto Rico à choisi le camp américain. Le pays possède donc un statut spécial, sans être un état US, il jouit de tout un tas d'avantages comme avoir le dollar comme monnaie, ne pas avoir besoin de passeport pour rejoindre les USA et sans doute tout un tas d'autres choses qui m'échappent encore d'un point de vu économique.

La nuit il fait entre 20 et 25 degrés. Avec l'aide du ventilateur de plafond nous arrivons à nous rafraîchir assez pour dormir. Le soir il est important de se protéger des moustiques à l'aide d'une lotion. Celà réduit les risques de choper la Dengue qui bien qu'en cette saison se fait plus rare, elle n'en reste pas moins présente. Au niveau produit le "cinq sur cinq tropic" de Bayer s'avère assez efficace. La nuit nous ne sommes pas piqués. Par contre il arrive qu'un moustique profite du jour pour se faire un festin. Heureusement tous ne sont pas porteurs de maladie, nous avons donc peu de chance de tomber malade. La Dengue est une maladie apportant une forte fièvre et faisant chuter les plaquettes sanguines de manière assez rapide. Certains en meurent (surtout les vieux ou les enfants). Dans le meilleur des cas on s'en sort en restant cloué au lit une bonne semaine. Bref de quoi gâcher complètement nos vacances...

Dès le lendemain de notre arrivée, nous assistons à notre première averse en fin de matinée. C'est court, c'est chaud, c'est presque agréable. Nous sommes juste contents que ça ne dure pas plus. Notre journée sera partagée entre une grasse matinée réparatrice et une petite visite de la ville. Sur les conseils de notre hôte, nous nous dirigeons vers la baie et sa promenade "paseo la princesa". Une belle allée bordée d'arbres avec à sa droite un petit parc à flanc de rempart et en face... un parking tout pas beau. C'est un peu ça le problème de San Juan, le pire côtoie parfois le meilleur et donne une ambiance quelque peu bigarrée. Les constructeurs de cette ville ne semblent pas vraiment se soucier de l'harmonie qui peu exister dans un quartier. On construit vite et simple, et surtout on construit pratique. Au bout de cette grande allée nous tombons sur la baie qui nous propose de continuer plus avant en faisant le tour des remparts. Il est à peine 17h00 et le soleil commence déjà à se coucher. Ici aussi c'est l'hiver...
Qu'à celà ne tienne, même pas peur du noir, nous décidons de marcher encore un peu au bord de la mer. Nous passons non loin d'un baobab énorme qui semble faire la fierté du coin vu l'éclairage qu'il reçoit et nous longeons les remparts. Les palmiers et les baobabs paraissent être les arbres les plus courants dans la ville, même si nous croisons également quelques arbres à avocat. Un peu plus loin nous longeons donc les remparts de la vieille ville. De quoi nous mettre dans l'ambiance du temps où ces murs protégeaient les  habitants de San Juan des pirates ou autres flottes hostiles. Malheureusement les éclairages publics restent de piètres qualités par rapport à la chose. A revoir de jour pour de meilleures photos. La promenade reste malgré tout très agréable, le bruit du ressac berce nos pas, l'air est doux. Nous avons une petite pensée pour ceux qui bossent actuellement à Paris, dans le froid et les grèves et on se dit qu'on a vraiment bien choisi notre moment pour quitter la capitale. Sans parler des taxes et de la valeur de l'Euro face au Dollar qui nous est plus que favorable !!! Bref, on est bien Tintin !!
A San Juan le chat de gouttière est roi, on en croise partout en ville, mais là où il y en a le plus c'est en bord de mer. Nous en avons compté plusieurs dizaines durant notre promenade. On  nous a expliqué que des associations les nourrissaient à cet endroit. Leur population est de plus en plus  contrôlée afin de réduire leur nombre. La ville semble prendre son problème en main. Malgré tout, celà ne nous a pas empêché de croiser une belle femelle en cloque jusqu'aux yeux. La plupart de ces chats ne sont pas farouches et se laissent approcher
facilement. On observe qu'il leur manque souvent un bout d'oreille, témoignage de combats passés pour obtenir sans doute des faveurs félines de la part d'une femelle en chasse. Bref, les chats sont partout, on en a jamais vu autant en ville !
La seconde journée sera nettement moins ensoleillée. Plusieurs averses et un ciel gris ne nous empêchera pas d'aller faire du lèche vitrine afin de faire un premier repérage. Pas mal de boutiques ne sont que des pièges à touristes et pratiquent des prix me paraissant prohibitif, comme en France il faut chercher les soldes. En revanche il est possible ici de marchander le prix sans passer pour un creuvard.

Voilà donc mes premières impressions sur San Juan. J'espère qu'elles vous aideront à vous faire une petite idée du coin afin de vous aider à choisir d'y venir passer des vacances ou non. Ce soir nous partons pour Isabella sur la côté Nord-Ouest. Nous y resterons quatre jours. Au programme, plage, surf et découverte d'un autre paysage de l'île. De quoi avoir encore tout un tas de choses à raconter et pas mal d'image à rapporter.

Bona tu vada !