par Toni Van Straaten

 

 

C’était un cheval solitaire, libre de tout et son contraire. Fougueux mais sans un adversaire, pour mieux combattre sur ses terres. Sa jument brune aux yeux d’argent l’avait accompagné longtemps mais lasse de ses champs aux vents elle l’avait délaissé antan. Il était libre, libre mais seul, libre sans le courage de contrecarrer ces faux destins, différenciant dans les romans les « sans pour sans » des sang purs sang.

 

Elle était loin, lui moins encore, sa crinière marquant ses accords de cette gamme silencieuse,  libre nocturne aux notes baies et béantes de n’être jouées. Libre de jouer en solo, un andante en pianissimo car prisonnier de son enclos la musique n’avait plus d’écho.

 

Bel animal aux maux dits mots, traverse l’eau de ce ruisseau qui mène jusqu’à écurie avant que ne vienne l’oubli.

 

Mardi 11 Mars 08