par artOtek

 

 

 

Sur ondes courtes l’écho écoute les cris atones de ses silences. Au fond du puits de l’ignorance l’ondine écume ses nuits blanches aux chants des héros sans filet. C’est une pensée noire de jais qui mène son bateau désert vers les eaux sèches de l’Aral. Les sirènes ont tu les alarmes, à larmes, à l’arme de ses maux. Il n’est plus d’esquif sur ces berges qui n’hébergent plus que ses mots, ténus, retenus de sanglots qui jamais plus ne verseront la moindre goutte hors lacrymale.

Elle n’est plus même un animal, pas plus d’écussons que de sceaux, les sables ont vaincu la morte eau.

Mardi 4 mars 08