Aujourd’hui, il fait beau et pour la première fois depuis la fin de l’hiver, je me prélasse sur la terrasse ensoleillée, lieu de prédilection pour une plante des pays chauds !
Privée de chaleur et de lumière, je dépéris…
Mon âge, un peu avancé a permis le développement de bras, de tiges, de branches qui me donnent belle allure et mettent en évidence un graphisme qui pourrait entrer dans le décor d’une scène exotique. L’aspect est attirant à l’œil mais attention, qui s’y frotte, s’y pique et malheureusement, il est impossible de me caresser ! Me toucher revient à se piquer ! Je n’ai jamais fleuri et je ne dégage aucun parfum particulier. Je n’entre dans aucune préparation culinaire, personne n’a envie de me goûter…pourtant, je suis assez proche du figuier de Barbarie plein de cladodes piquantes et si rafraichissantes pour qui est perdu dans le désert.
Finalement, au fil du temps, je me développe, je m’épanouis et je prends une place de plus en plus grande. Tout le monde me regarde de loin et me respecte…il vaut mieux garder ses distances !
Me regarder est suffisant, mon silence aussi peut surprendre, je suis muette, je semble inerte et pourtant je suis bien vigoureuse et bien vivante !

Rysa Vive
Atelier d’écriture du 3 avril 2014
Raconter la vie d’une plante verte (introduire une description faisant intervenir les cinq sens.)