| October 2009 | ||||||||
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Quand Martin se lève ce matin-là, il est étonné par le silence qui règne dans la pièce. La pénombre envahit encore tout l’espace que son œil -celui qu’il vient d’ouvrir- arrive à cadrer. Il se demande quelle heure il est. Sur le bord du canapé, il s’étire. Cherche son chausson droit de la pointe du pied gauche. Le trouve. L’enfile. Se lève. Son chausson gauche traîne quelque part. Abandonné. Sous le canapé. Il en est sûr. Il a l’esprit vif, ce matin !
La veille, pourtant, son copain C. est passé. Il voulait tailler une bavette. C. vit seul. C. a parfois besoin de parler. Un besoin irrépressible de mettre des mots les uns après les autres et d’en faire une musique. Martin n’écoute pas la musique que font les mots de C.. Il n’en comprend pas le sens. C’est comme un babillage d’enfant. Un bruit sourd.
Quand C. parle, Martin boit. Martin boit toujours quand C. parle. Il aime cet état cotonneux dans lequel le plonge l’alcool qu’il ingurgite. Même le tic-tac de l’horloge de la cuisine ne fait plus qu’un tic et qu’un tac sur deux. Et quand vraiment le débit de mots de C. arrive à son paroxysme -à moins que ce ne soit le degré d’alcool dans son sang- Martin ferme les yeux et plonge dans l’oubli..
J'ai la flemme de terminer ce texte... et pourtant on me demande une suite... Vous vous y collez pendant que je soigne ma grippe porcine au rhum agricole ?
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